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Indicateurs macros / défaillances d'entreprises / Banque de France / PGE

Indicateurs macros
défaillances d'entreprises / Banque de France / PGE

Défaillances d’entreprises : un niveau en trompe-l’œil ?

Dans ses chiffres à fin juillet, la Banque de France fait état d'une nouvelle hausse du nombre de défaillances d'entreprises. Si celui-ci reste encore inférieur au niveau de 2019, l'arrêt des aides d'urgence mises en place au plus fort de la crise sanitaire commence à se ressentir. 
A fin juillet, 34 653 entreprises ont fait faillite à fin juillet depuis le début de l'année (Francois HENRY/REA)
A fin juillet, 34 653 entreprises ont fait faillite à fin juillet depuis le début de l'année (Francois HENRY/REA)

L'économie résiste encore, mais pour combien de temps ? A fin juillet, le nombre de défaillances d’entreprises restait inférieur de près d’un tiers au niveau prépandémique, selon les chiffres de la Banque de France.

Il est en effet un peu supérieur à 3 000, comme globalement depuis le début de l’année.

En cumul sur un an (entre août 2021 et juillet 2022), 34 653 entreprises ont fait faillite, soit un repli de 32,2% par rapport à 2019 (environ 55 000 cessations de paiement comptabilisées).

 

Prudence sur l'analyse

 

Cependant, la Banque de France estime que si le nombre de défaillances est encore bas, il augmente très progressivement. Sur un an, les faillites ont en effet progressé de 23,1%. Elles ont même dépassé les niveaux de 2020 et de 2021 (28 371 défaillances) depuis la fin du premier trimestre dernier. "Ces évolutions doivent être interprétées avec précaution, puisqu’en 2021, le nombre de défaillances a été particulièrement faible du fait du ralentissement de l’activité des tribunaux de commerce… et des mesures de soutien en trésorerie permettant d’éviter cet état de cessation des paiements", souligne la Banque de France.

Le prêt garanti par l’Etat (PGE), par exemple, n’est plus disponible depuis le 30 juin dernier. Seul subsiste aujourd’hui, le PGE Résilience, disponible depuis le 8 avril. Mais pour l’obtenir, encore faut-il que les entreprises soient affectées par les conséquences économiques de la guerre en Ukraine, ce qui n’est pas le cas de toutes les sociétés françaises. D'après les informations recueillies par WanSquare, environ 650 PGE Résilience avaient été octroyés à fin juin, pour un encours total de près de 400 millions d'euros.

En comparaison, 149 milliards d’euros ont été distribués au 30 avril dernier dans le cadre du PGE ancienne version, dont 45% à des PME (68 milliards d’euros) et à près de 28% à des très petites entreprises (TPE) (plus de 41 milliards d’euros), selon les chiffres publiés par Bercy.

 

Les TPE de la restauration souffrent

 

En nombre, le secteur du commerce a le plus bénéficié du PGE à 22%, devant celui de la restauration (14%), ce qui explique logiquement que l’arrêt de cette aide publique favorise l’augmentation des défaillances principalement dans ces deux secteurs d’activité. Le premier a connu en un an à fin juillet une augmentation de 27,9% des cessations de paiement alors que le second semble encore plus vite rattrapé par le phénomène avec une hausse de 34,4% des faillites par rapport à juillet 2021.

De même, les PME, et plus particulièrement les très petites (+44,4%) et les petites entreprises (+36,4%), sont les sociétés qui ont le plus souvent mis la clé sous la porte au cours de l’année écoulée.

A l’inverse, les plus grandes résistent bien et leur nombre de défaillances est encore de -39,5% par rapport à la même période l’année dernière. En effet, seules 23 ETI et grandes entreprises se sont déclarés en cessation de paiement le mois dernier, contre 34 630 PME dont 32 394 microentreprises.

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