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Défaillances d’entreprises : dur retour à la réalité pour la France

Après avoir atteint l'an dernier un niveau historiquement bas sous l'effet des aides d'urgence mises en place par l'Etat pour soutenir l'économie française au plus dur de la crise sanitaire, le nombre de défaillances d'entreprises repart désormais à la hausse dans toute la France. Il reste toutefois encore en dessous du niveau pré-pandémique.
Liquidation d'un magasin - NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Liquidation d'un magasin - NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

En France, le nombre de défaillances d’entreprises cumulées sur les douze derniers mois à fin avril 2022 s'est établi à 30 915 selon la Banque de France, soit un rebond de 7,4% par rapport à la même période l’année précédente. Le nombre de défaillances était tombé à 28 808 sur la période de mai 2020 à avril 2021, sachant que l'année dernière avait marqué un point bas depuis 35 ans sous l'effet de la crise sanitaire. 

Premières victimes du rebond observé cette année, les PME et les très petites entreprises enregistrent respectivement une hausse des défaillances de 7,6% et de 26,6% sur les douze derniers mois à fin avril par rapport à l’année passée. Certains secteurs d’activités souffrent tout particulièrement. Les dépôts de bilan se sont nettement accrus dans le secteur du transport, avec 23,8% de défaillances supplémentaires, mais aussi dans l'industrie (+14,4%) ou encore la construction (+14,1%). 

Toutefois, cette hausse est à prendre avec du recul. Elle "doit être interprété avec précaution, puisque la période de référence comprend les premiers mois de la crise Covid-19, où le nombre de défaillances a été particulièrement faible du fait de la fermeture temporaire des tribunaux de commerce", indique la Banque de France. De plus, au début de la crise du Covid-19, la vague de faillite avait été contenue par la politique de prêts garantis de l’État (PGE) et de subventions pour toutes les entreprises affectées par la pandémie. La hausse actuelle du nombre de défaillances n’est ainsi que la conséquence de la fin du soutien public et du début des remboursements pour les sociétés qui ont emprunté. 

Ainsi, si on enregistre une progression du nombre de défaillances sur un an, les chiffres restent inférieurs au niveau pré-pandémique. En comparaison avec les chiffres observés pour la période de mai 2019 à avril 2020, le nombre de défaillances a chuté de presque 30%. 

Néanmoins, "pour la première fois depuis 2019, nous estimons que les défaillances d’entreprises rebondiront à l’échelle mondiale en 2022 et 2023", prévient de son côté l’assureur Allianz Trade dans sa dernière étude sur le sujet, soulignant les risques de faillite auxquelles sont soumises les entreprises depuis le début de la guerre en Ukraine. Le conflit constitue pour celles-ci un enjeu de taille face à la croissance exponentielle de l’inflation liée à la flambée des prix de l’énergie, et aux difficulté́s d’approvisionnement. Une situation difficile vis-à-vis de laquelle les pouvoirs publics restent vigilants. C'est l'objet du plan de résilience annoncé par l'exécutif pour faire face aux conséquences économiques de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui doit permettre d'empêcher une explosion du nombre de défaillances.

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