WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / vague de chaleur / Allianz Trade / Economie mondiale

Macro-économie / Taux
vague de chaleur / Allianz Trade / Economie mondiale

Une vague de chaleur pas sans effet sur l’économie mondiale / L’équivalent de 80 millions d’emplois perdus en 2030

Depuis plusieurs semaines, les Etats-Unis, l’Europe du Sud et la Chine connaissent des températures très élevées. Cela pourrait coûter 0,6 point de pourcentage à une croissance économique mondiale qui s’annonce déjà faible en 2023, d’après l’assureur-crédit Allianz Trade.
Mustafa Yilmaz / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Mustafa Yilmaz / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

L’économie mondiale n’avait pas besoin de cela. Alors que sa croissance est déjà en train de ralentir en raison du durcissement des conditions de financement et d’une inflation qui demeure à niveau élevé, elle est également aux prises avec un contexte météorologique on ne peut plus défavorable depuis la fin du printemps. En effet, d’après les scientifiques, le mois de juillet 2023 aurait été le plus chaud jamais enregistré (et possiblement avec la température la plus forte depuis 120.000 ans) sur la planète.

Or, "ces événements n'ont pas seulement un impact sur les personnes et la faune, mais aussi sur les économies. Les catastrophes naturelles ont des conséquences économiques négatives importantes et directes, telles que des pertes matérielles élevées dans les pays développés et des victimes dans les pays en développement ", indique une étude menée par les économistes d’Allianz Trade.

Alors que la productivité du travail baisse en période de températures très élevées, l’étude avance qu’une journée de chaleur extrême (plus de 32 degrés) équivaut à une demi-journée de grève. "Nos estimations montrent que la Chine, l'Espagne et la Grèce pourraient avoir perdu près d'un point de PIB à cause de la vague de chaleur actuelle, tandis que la perte de l'Italie est plus proche d'un demi-point, celle des États-Unis d'un tiers de point et celle de la France est négligeable (0,1 point de pourcentage)", expliquent Ludovic Subran, Jasmin Gröschl et Markus Zimmer, auteurs de l’étude.

Au total, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial pourrait donc être grevée de 0,6 point, elle qui devait progresser de 3% cette année, d’après le Fonds monétaire international, soit un étiage très bas sur le plan historique. La perte de croissance est "importante et met en évidence le poids du risque climatique physique", soulignent les économistes.

Ces derniers envoient toutefois un message d’optimisme en rappelant qu'il est possible de se préparer aux vagues de chaleur, tant sur le plan physique qu'économique. "Contrairement à de nombreux autres risques naturels, les vagues de chaleur sont prévisibles. […] À court terme, des mesures d'alerte et de prévention peuvent être mises en place. Mais elles doivent être complétées par des mesures d'adaptation structurelle à plus long terme visant à préparer les villes au changement climatique (c'est-à-dire l'écologisation des villes) et à trouver des moyens d'adapter de manière productive les lieux de travail à une charge thermique accrue (c'est-à-dire l'adaptation des bâtiments, des infrastructures et des horaires de travail) ", estime l’étude.

Rappelons que d’après l’Organisation internationale du travail (OIT), l'intensité des vagues de chaleur pourrait réduire de 2,2% les heures travaillées au niveau mondial en 2030, ce qui représente 80 millions d'emplois à temps plein ou 2.400 milliards de dollars.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article