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L’intelligence artificielle cultive sa place dans l’agriculture / Le secteur est le plus gourmand dans son utilisation

La filière agricole est en tête en matière d’utilisation ou de déploiement de l’intelligence artificielle dans ses activités. Le secteur étant en proie à de nombreux défis, les solutions technologiques apparaissent en effet disposer d’un réel potentiel d’avenir.
Champ de blé (Photo by Ed Ram / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)
Champ de blé (Photo by Ed Ram / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)

Ce sont près de 60 % des établissements de la filière agricole qui indiquaient utiliser (ou déployer) l’intelligence artificielle (IA) en mai 2023, rapporte un sondage réalisé par l’institut BVA pour Pôle emploi et publié au début de l’été. Une proportion qui place le secteur en tête des filières ayant recours à l’IA, relate l’étude, devant l’industrie (50 % des établissements) ou encore la finance (44 % des acteurs). Et bien loin devant la moyenne des établissements de plus de dix salariés ayant recours à l’IA, qui se situe quant à elle à 35 %.

Pour les employeurs interrogés dans le cadre de cette enquête, les impacts positifs sont nombreux. Avec, en première position, l’évolution des compétences (à hauteur de 74 %), la performance des salariés (72 %) ou encore la réduction des tâches fastidieuses (63 %).

 

Triple nœud

 

Il faut en effet souligner que la technologie a toute sa place dans la filière agricole, puisque celle-ci fait face à un triple défi : nourrir une humanité toujours plus croissante, tout en préservant un environnement en difficulté, dont les conséquences de la dégradation se font déjà ressentir sur les cultures. Le tout en facilitant également la tâche aux agriculteurs, dont la proportion se réduit d’année en année. La part des exploitants agricoles, selon le dernier recensement publié par le ministère de l’Agriculture en février dernier, ne représentaient plus que 1,5 % des actifs en 2021, contre 7,1 % en 1970.

Alors pour augmenter la productivité, faire face aux aléas climatiques et rendre l’agriculture moins dépendante des déficits de main-d’œuvre, la French Tech propose ses solutions. En matière d’IA, la filière peut compter par exemple sur Synomen, une start-up qui développe un outil de solution de prévisions de rendements sur céréales et d’estimations de pertes financières.

 

Les robots en soutien

 

Il y a la robotique, également, qui poursuit sa percée chez les agriculteurs. En 2023, l’Observatoire des usages du numérique en agriculture a par exemple recensé environ 600 robots en activité dans le domaine de la production végétale. Ils étaient au nombre de 100 en 2018. De même, dans la filière de la production animale, le nombre de robots en activité est passé de 10 000 à 18 000 en cinq ans. Dans le paysage de la French Tech opérant sur ce segment, il est par exemple possible de citer Naïo Technologies. Les robots électriques de la jeune pousse toulousaine aident notamment les agriculteurs à faciliter le maraîchage et la viticulture.

Il reste que ces différentes solutions nécessitent, de fait, des investissements. L’Observatoire des usages du numérique en agriculture indique d’ailleurs que le coût d’achat et de maintenance reste le premier obstacle à l’adoption de ces robots agricoles. Et de même, plus généralement et dans l’ensemble des filières (outre l’agriculture), l’aspect financier demeure aussi le premier frein à l’utilisation ou au déploiement de l’IA. "Parmi [les employeurs interrogés], près d’un sur deux estime que le frein principal est le coût d’investissement", souligne en effet l’étude de l’institut BVA pour Pôle emploi.

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