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France : les recrutements vont pleuvoir cette année
Après une année 2020 pour le moins mouvementée lors de laquelle l’économie française s’est contractée de 8,2 %, cette année porte en elle l’espoir d’un rebond de 5 % - selon le gouvernement - grâce à la campagne de vaccination. Les conséquences sur l’emploi seront évidemment significatives. Selon l’enquête annuelle de Pôle emploi "Besoins en main-d’œuvre", les entreprises hexagonales ont 2,723 millions de projets de recrutement pour 2021, soit 2,5 % de moins qu’avant la crise pandémique en 2020, mais 30 000 (1,1 %) de plus qu’en 2019. À noter que plus de quatre projets de recrutement sur dix (43 %) devraient s’effectuer en CDI.
Dans le détail, ce sont les services aux particuliers qui constituent le premier secteur recruteur avec 38 % de l’ensemble des intentions de recrutement. Ces dernières y progressent de 3,1 % par rapport à 2019, la hausse étant plus sensible pour le sous-secteur de la santé (14,8 %). Le secteur de la construction affiche la plus forte progression des intentions d’embauche (21,7 %). Du côté de l’industrie, elles diminuent de 7 % dans l’industrie par rapport à 2019, avec des baisses notables dans la métallurgie (28,2 %) et l’équipement électronique (30,5 %). Les intentions d’embauche diminuent également dans le secteur des services aux entreprises (-7,1 %).
En sus de ces intentions d’embauche en hausse, une baisse des difficultés de recrutement est anticipée par les entreprises : celle-ci concerne 45 % des projets d’embauche en 2021 (contre 50 % en 2019). Plus précisément, le niveau des difficultés reste plus élevé parmi les établissements de taille plus modeste : elles concernent 49 % des intentions d’embauche pour les établissements de 1 à 9 salariés, contre 39 % pour les établissements de plus de 200 salariés. Concrètement, ces difficultés sont plus importantes dans la construction (47 % des établissements), la santé et l’action sociale, les activités informatiques, le commerce et la réparation automobile et les services aux personnes (de 44 % à 45 % chacun). Elles n’ont pas forcément de lien avec la crise sanitaire. En effet, trois quarts des établissements mentionnent des candidatures insuffisantes et 70 % des profils inadéquats. "La technicité des postes de travail, l’image de l’entreprise ou du secteur et les horaires de travail sont les principales raisons invoquées pour expliquer les difficultés de recrutement", explique Pôle emploi.
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