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Eurazeo / BMS Group / Assurance / Courtage / courtier / réassurance / Maxime De Bentzmann
Eurazeo concrétise son entrée au capital du courtier britannique BMS / Le groupe confirme sa stratégie sectorielle
La stratégie Mid-large buyout d’Eurazeo poursuit son déploiement. La société présente sur différents segments du capital investissement vient de boucler un investissement majeur annoncé à la fin de l’année dernière, d’un montant de de 355 millions de livres sterling (soit environ 410 millions d’euros) pour prendre 34% du capital du courtier en assurance et réassurance britannique BMS Group. Un délai de neuf mois qui s’explique par les nombreuses autorisations réglementaires qu’il a fallu obtenir, auprès de la SEC américaine et de la FCA britannique bien sûr, mais aussi Luxembourg, à Singapour, en Espagne, en Colombie, ou encore au Mexique.
Ces obstacles franchis, Eurazeo et ses affiliés rejoignent ainsi le tour de table BMS aux côtés de ses actionnaires historiques, British Columbia Investment Management Corporation (BCI), Preservation Capital Partners (PCP) ainsi que le management et les employés de BMS.
L’opération a été réalisée, selon les chiffres communiqués par BMS Group, sur la base d’une valorisation de 1,75 milliard de livres (un peu plus de 2 milliards d’euros). Montant se rapportant à la valeur d’entreprise, donc incluant la dette, là où Eurazeo a de son côté communiqué sur la valeur d’equity, les 355 millions de livres représentant donc 34% d’une valeur de l’ordre d'un milliard de livres de fonds propres.
D’un point de vue plus stratégique, le secteur visé de l’assurance et de la réassurance ne doit rien au hasard, d’autant que "le groupe bascule de plus en plus dans une logique sectorielle", explique à WanSquare Maxime De Bentzmann, co-Head de l'activité mid-large buyout (MLBO) d’Eurazeo. "Nous voulions rajouter à nos portefeuilles et notamment à notre fonds Eurazeo Capital V, qui est le portefeuille en cours de déploiement (de la stratégie MLBO), une exposition à ce secteur-là qui a l’avantage de combiner croissance et résilience", souligne-t-il.
Et cet intérêt d’Eurazeo pour ce secteur de l’assurance et de la réassurance remonte déjà à quelques années. Cinq ans environ. "Nous y avons fait un premier investissement avec l’assureur Albingia en 2018 ", rappelle le responsable. Un intérêt également décliné par Eurazeo sous d’autres stratégies (hors MLBO), à l’image du rachat de Descartes Underwriting réalisé il y a deux ans, ou de celui d’Odealim, un autre courtier de spécialité français, que le groupe a revendu par la suite.
Pourquoi cet attrait ? "Les risques de spécialités mondiaux constituent un segment de marché qui croît fort, soit entre 5% et 10%, depuis longtemps et sur lequel il y a une bonne visibilité. C'est un marché qui est sain, porté par l'augmentation des risques, mais aussi d'une certaine manière, l'inflation", poursuit Maxime De Bentzmann.
Et, au sein de ce secteur très porteur, BMS présente la particularité très intéressante d’être " l’un des rares acteurs indépendants de ce marché capable d'attirer clients et courtiers pour générer une vingtaine de pourcents de croissance", souligne Maxime De Bentzmann, soit plus du double du marché. Une " surcroissance" notamment liée au fait que BMS "a été historiquement capable de faire beaucoup d’opérations de M&A", ajoute-t-il. Pour preuve, depuis l'annonce de l'investissement d'Eurazeo le 23 décembre 2022, BMS a déjà conclu 10 acquisitions.
Grâce à son empreinte mondiale, Eurazeo compte bien soutenir la poursuite de ce développement, que ce soit de manière organique ou par le biais du M&A, aux Etats-Unis et en Asie notamment, deux zones géographiques où il dispose de relais importants.
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