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Banques / Bpifrance / résultats semestriels / Investissements / Capital-investissement / Innovation / France 2030

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Bpifrance / résultats semestriels / Investissements / Capital-investissement / Innovation / France 2030

Les financements à l’innovation ont le vent en poupe chez Bpifrance / L'accent est mis sur les réinvestissements en capital-innovation

La banque publique d’investissement fait un point d’étape semestriel. Ses activités de financement à l’innovation ont atteint un niveau historique, au regard du volet dirigé sectoriel de France 2030. Et dans un marché du capital-investissement en berne, la banque aura tâché de jouer son rôle contracyclique.
Les financements à l'innovation ont le vent en poupe chez Bpifrance (Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Les financements à l'innovation ont le vent en poupe chez Bpifrance (Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

À l’aube d’une semaine chargée en actualités pour la banque publique d’investissement qui organise, ces mercredi et jeudi, ses rassemblements business annuels La Deeptech voit Big et La Big, Bpifrance a aussi publié un point d’étape semestriel au sujet de ses activités.

Et force est de constater que le déploiement des financements de France 2030 a dynamisé l’activité de financement à l’innovation de l’institution. Celle-ci s’est appréciée de 235 % sur un an, pour atteindre 5,6 milliards d’euros. Un niveau historique, souligne la banque, qui s’explique par "la concrétisation de très grands projets industriels financés par [le plan d’investissement public de 54 milliards d’euros] et par la montée en puissance du déploiement de [ses] appels à projets (AAP) du volet dirigé sectoriel". De fait, ce dernier aura représenté 4,74 milliards d’euros au fil du semestre : un bond de 1 217 % sur un an.

 

Les projets en vedette

 

Parmi les projets financés par France 2030, il est entre autres possible d’y retrouver le projet commun à ST Microelectronics et Global Foundries pour la construction d’une usine de semi-conducteurs en Isère (pour 2,8 milliards d’euros) ou encore les quatre projets portés respectivement par Alstom, Hyvia, Faurecia et Arkema et déposés dans le cadre du Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) Hydrogène, pour 820 millions d’euros.

Les AAP des stratégies d’accélération de France 2030 sur des thématiques spécifiques – nucléaire, batteries, automobile –  ont bénéficié d'1,1 milliard d’euros engagés (contre 375 millions d’euros une année auparavant), tandis que les dispositifs d’aide à l’innovation structurels nationaux, toujours financés par le plan d’investissement public, à l’instar des concours et des programmes ont quant à eux progressé de 7 % sur un an, pour atteindre 230 millions d’euros.

Dans un contexte de ralentissement des levées de fonds réalisées par les start-ups, les aides et les prêts sans garantie à l’innovation se sont, eux, contractés de 13 % sur un an. Mais avec plus de 650 millions d’euros déployés, leur niveau reste toutefois supérieur à ceux enregistrés avant la crise sanitaire.

 

Des deeptech soutenues

 

Des levées de fonds donc en berne, dans un environnement de marché du capital-risque qui s’est affiché en recul tout au long du premier semestre. Alors que celui-ci a enregistré un recul de 50 % à la fin du premier semestre, l’activité en capital-innovation de la banque s’est elle aussi contractée, mais dans une moindre mesure : elle a accusé une baisse de 21 % sur un an, avec 330 millions d’euros investis dans 76 entreprises. Les deeptech auront, par ailleurs, particulièrement été soutenues par Bpifrance, puisqu’elles représentent 72 % des investissements réalisés par la banque sur les six premiers mois de l’année.

Dans cet environnement de repli global sur le marché du capital-innovation, Bpifrance aura réalisé davantage d’opérations de réinvestissement plus que de nouvelles entrées au capital d’entreprises. Notamment, sur le segment growth, du côté du fonds Large Venture, puisque neuf opérations sur dix auront concerné de nouveaux apports en capitaux à des sociétés au sein desquelles Bpifrance était déjà présente (Ynsect, Younited Crédit, Foodles…). Le tout à hauteur de 45 millions d’euros.

Du côté du capital-développement, les investissements directs dans les PME ont gagné 10 % sur un an, à 195 millions d'euros, tandis que ceux dans les moyenne et grandes capitalisations (comptant le fonds Lac1, dont l’activité s’est réduite de près de 60 % dans un contexte de hausse du CAC 40) se sont contractés de 42 %.

 

Rester un catalyseur de marché

 

Les activités de fonds de fonds ont quant à elles reculé de 15 %. Mais avec près de 600 millions d’euros de souscriptions dans les fonds partenaires, Bpifrance aura tout de même permis au segment de jouer son rôle de catalyseur de marché, pointe la banque. En tout, 29 souscriptions dans des fonds auront été réalisées, dont 22 dans de nouveaux partenaires pour un total de 567 millions d’euros. En tout et pour tout, les activités d'investissement de Bpifrance auront atteint 1,8 milliard d'euros sur le semestre.

À côté de tout cela, la banque dirigée par Nicolas Dufourcq aura aussi poursuivi ses missions d’accompagnement extra-financier. De fait, le total d’entreprises accélérées s’est accru de 30 % sur un an. L’accompagnement ponctuel a lui aussi rencontré une nette accélération, avec des missions de conseil aux PME et ETI en hausse de 46 % sur an. Et dans un contexte de soutien à l’industrie et à la transition énergétique et environnementale (TEE), les Diag Actions, mis en place pour soutenir les clients de la banque dans leur TEE, se seront appréciés de 129 % sur un an, pour atteindre un nombre de 1 142.

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