Banques / Goldman Sachs / Banque / Essec / formation / TPE-PME / Accélérateur / croissance
Banques
Goldman Sachs / Banque / Essec / formation / TPE-PME / Accélérateur / croissance
Goldman Sachs croit au potentiel des entrepreneurs français / Un programme de formation destiné à accélérer la croissance des TPE-PME
Si l’on connaissait l’important travail que fournit Bpifrance, à travers ses accélérateurs, pour favoriser la croissance des entreprises, il est plus rare de rencontrer des banques américaines s’intéresser aussi à l’entrepreneuriat français. Et pourtant, c’est tout l’objet du programme "10 000 Small Businesses" que Goldman Sachs a lancé, en mars 2021, en France, en partenariat avec l’ESSEC, soit en pleine crise sanitaire. "C’est une grande fierté que la France a été sélectionnée par la maison-mère de Goldman Sachs aux Etats-Unis afin d’y implanter son laboratoire de formation sur le continent européen. Ce choix correspondait aussi à l’organisation du board de la banque en France, à la grande diversité de l’entrepreneuriat français et à la présence d’écoles emblématiques. En deux ans d’existence, le résultat a dépassé toutes nos attentes ", se félicite Thierry Sancier, codirigeant du bureau de Goldman Sachs à Paris dans un entretien accordé à WanSquare.
Mini-MBA
Exporté au Royaume-Uni il y a une dizaine d’années, ce programme, entièrement financé par la Fondation Goldman Sachs, propose à des dirigeants des TPE-PME (le nombre d’employés doit impérativement être situé entre 5 et 50 pour un chiffre d’affaires annuel d’au moins 250 000 euros) une sorte de "mini-MBA". "Cette formation s’adresse à des entreprises qui existent déjà mais dont les dirigeants ne disposent pas forcément du savoir-faire, des connaissances économiques ou du réseau pour continuer à faire croître leur société", explique Thierry Sancier.
Non réservé aux start-ups, ce programme est ouvert à tous les secteurs d’activité. "Cela va de la société de transport, de gardiennage et sécurité, à celle spécialisée dans les ressources humaines, l’informatique ou encore les sociétés artisanales, des entreprises exerçant dans le secteur du paramédical, etc", énumère le codirigeant du bureau de la banque new yorkaise.
Pour parfaire leurs connaissances académiques, que ce soit en finance, en stratégie ou en positionnement, des modules d’une centaine d’heures dispensés par des professeurs de la célèbre école de commerce de Cergy Pontoise leur sont proposés. Chaque promotion est composée d’une soixante d’entreprises sélectionnées en fonction de leur modèle d’affaires et surtout de la personnalité de leur dirigeant. "L’idée est que chaque entrepreneur sorte du programme avec un plan d’action, une stratégie de croissance pour son entreprise bien construite et définie ", précise Thierry Sancier.
Du chiffre d’affaires en plus
En deux ans, plus de 400 entreprises ont ainsi été aidées. Et s’il est encore trop tôt pour véritablement chiffrer les bénéfices de cette formation, Goldman Sachs est d’ores et déjà en mesure d’affirmer que 74 % des diplômés ont augmenté le chiffre d’affaires de leur entreprise à la suite de la formation, que 47 % d’entre eux ont vu la rentabilité de leur société progresser. "Au fil du temps il sera aussi intéressant de regarder les créations d’emplois. Mais ce programme est aussi l’occasion pour ces dirigeants de se constituer un réseau important, de se créer une véritable communauté ", souligne l’un des patrons du bureau de Paris qui, s’il ne précise pas le montant que la firme a investi dans ce programme, nous confie qu’il "aurait sans doute été plus simple de céder à la facilité en signant des chèques offerts à des fondations, mais nous nous réjouissons de pouvoir avoir un impact à travers ce programme en mettant directement les compétences de nos experts au service d’entrepreneurs qui n’ont pas vocation, par la taille de leur entreprise, à être clientes de Goldman Sachs". La prochaine promotion sera diplômée en janvier prochain.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

