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Les fintech n’échappent pas à la règle en matière de levées de fonds / Une mauvaise nouvelle en cache parfois de bonnes
Alors que les levées de fonds dans la French Tech ont marqué le pas à hauteur de 41 % sur les neuf premiers mois de l’année 2023, logiquement, les start-ups proposant des solutions à l’ensemble des acteurs de l’industrie des services bancaires et financiers rencontrent une pression à la baisse de leurs financements. À fin septembre, les fintech tricolores ont levé 736 millions d’euros, rapporte le baromètre publié ce mardi par l’association représentante du secteur, France FinTech, en partenariat avec Bpifrance. Ce qui représente un net ralentissement de 66 %, par rapport à la moyenne sur neuf mois de 2022. Un environnement aussi perturbé par une baisse des valorisations depuis l’année passée. Elles ont reculé de 25 % entre 2022 et 2021, "même si la fintech reste le troisième secteur d’activité le plus valorisé (plus de quatre fois le chiffre d’affaires ; derrière le logiciel et la santé)", commente l’association.
Pour autant, cela ne semble pas avoir empêché les fintech françaises de continuer à faire progresser leurs activités, malgré une conjoncture peu favorable. "Les éléments conjoncturels ne doivent pas masquer les tendances de fond, en particulier d’importants atouts structurels. Nos fintech continuent de se développer ; elles bénéficient en France à la fois d’un vivier de talents reconnus et d’une place financière attractive et dynamique", soulignait d’ailleurs hier le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un discours prononcé à l’occasion du Forum Fintech organisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et par l’Autorité de contrôle prudentiel et résolution (ACPR).
Activité et investissements
De fait, le secteur est à l’origine de la création de 50 000 emplois en France. Et si la moitié des 950 entreprises innovantes sur les métiers bancaires, assurantiels, du risque et de la gestion d’actifs ont moins de cinq ans, remarque par ailleurs France Fintech, 53 % des acteurs du secteur réalisent plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires (contre 36 % en 2022), les facturations restent en progression et plus d’un tiers ont déjà atteint leur seuil de rentabilité (la proportion s’élevait à 28 % l’année passée).
De quoi poursuivre des politiques d’investissement (même si certains projets ont été repoussés ou abandonnés, rappelle France FinTech) et notamment au travers des rachats d’entreprises qui consolident le marché. Les opérations de fusions-acquisitions entre fintech ont représenté plus de la moitié des transactions réalisées sur ce segment en 2023. "À noter que les fintech françaises achètent davantage leurs homologues étrangères que l’inverse", souligne l’association du secteur.
Une représentation significative chez les licornes
Autre bonne nouvelle : la French Tech financière continue à s’exporter, puisque 30 % des fintech sont désormais implantées à l’international. À ce sujet et plus particulièrement en Europe, les fintech françaises semblent bien placées : au sein de la cartographie européenne Leading European Scale-ups (LETS) dévoilé par l’association des start-ups et des fonds de capital-risque français France Digitale lors de son évènement annuel France Digitale Day, plus de 6 % des entreprises retenues sont des fintech tricolores. Soit près de 20 %, par ailleurs, des start-ups françaises recensées dans cette cartographie européenne.
Reste à souligner, également, que si la fintech ne figure plus sur le podium sectoriel des levées de fonds depuis le début de l’année, elle reste tout de même le secteur le plus représenté au sein des licornes françaises (dix sur vingt-sept, avec notamment Lydia, Qonto, Ledger, Younited ou Alan) mais aussi au sein du Next 40, "l’indice phare" de la French Tech.
De nouvelles tendances pour de nouvelles perspectives
"Les évolutions continues des nouvelles technologies et en particulier les tendances actuelles en matière d’intelligence artificielle (IA) ouvrent quant à elles de nouvelles perspectives", faisait de plus remarquer, hier, le gouverneur de la Banque de France. Une tendance soulignée par France FinTech également, qui observe une nette montée en puissance de l’IA dans le secteur, en soutien entre autres de l’acquisition de clientèle, gestion de risques et interaction avec les utilisateurs.
D’autres dynamiques se seront aussi distinguées depuis le début de l’année. Avec parmi elles, la progression des offres à destination des PME, TPE et des fonds d’investissement, la multiplication des plateformes d’investissement sur des sous-jacents diversifiés et plus accessibles au grand public (comme le non coté ou les actifs de luxe) ou, encore, le fort développement de certains segments comme le web3 ou la finance à impact.
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