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Vivendi / Lagardère

Le rachat de Lagardère par Vivendi entre dans sa dernière ligne droite / En attendant, Canal+ et Havas tirent la croissance

La bonne tenue de l’activité de Vivendi au troisième trimestre a reçu un très bon accueil de la part des investisseurs. Le groupe se prépare à d’importants changements de périmètre avec la cession prévue de ses festivals et de sa billetterie, et surtout l’acquisition prochaine de Lagardère.
Yannick Bolloré, Président du Conseil de surveillance, et Arnaud de Puyfontaine, Président du Directoire de Vivendi - ALAIN JOCARD / AFP
Yannick Bolloré, Président du Conseil de surveillance, et Arnaud de Puyfontaine, Président du Directoire de Vivendi - ALAIN JOCARD / AFP

Un léger décalage. Le bouclage de l’acquisition de Lagardère n’aura pas lieu ce mois-ci. Alors que Vivendi s’était dernièrement déclaré confiant de pouvoir finaliser l’opération d’ici à octobre 2023, le groupe s’attend désormais à ce que celle-ci intervienne "d’ici à la fin de l’année". Ce qui ne remet rien en cause. " Notre groupe prendra alors une nouvelle dimension, avec un chiffre d’affaires en hausse de l’ordre de 70 % grâce à la contribution d’Hachette, troisième groupe mondial d’édition grand public et d’éducation, et aux activités de travel retail. Notre stature internationale sera également significativement renforcée.", ont rappelé Yannick Bolloré, le président du conseil de surveillance, et Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire, à l’occasion de la publication du chiffre d’affaires du groupe au troisième trimestre.

Et, tandis que Vivendi s’apprête à racheter Lagardère, le groupe se prépare dans le même temps à se délester de sa société de billetterie See Tickets et de ses festivals, deux activités logées au sein de la filiale Vivendi Village. Un scénario que le groupe a confirmé à la suite de rumeurs surgies fin septembre, un mandat exploratoire ayant été confié à une banque en vue de trouver un acquéreur. Ni See Tickets, qui a vendu quelque 39 millions de billets l’an dernier, ni l’activité de festivals, qui compte onze événements en France et en Grande-Bretagne, dont Garorock, Brive Festival ou ODP Talence dans l’Hexagone ou encore Love Supreme, Nocturne et Kite en Grande-Bretagne, n’ont atteint la taille critique. "Les actifs concernés pourraient davantage se développer et démarrer ainsi une nouvelle étape de leur croissance", a d’ailleurs souligné vendredi Vivendi. En tout cas, cette vente à venir de l’autre pan des activités musicales du groupe - depuis la distribution l’an dernier à ses actionnaires de 60 % du capital d’Universal Music Group - pourrait contribuer à simplifier son profil.

En attendant, le groupe qui a désormais des allures de holding diversifié - il a conservé 10 % d’UMG - maintient le cap. Son chiffre d’affaires, qui avait progressé de 3,7 % au premier semestre, n’a que légèrement baissé de rythme au troisième trimestre, progressant de 2,5 %, à 2,43 milliards d’euros. Une nouvelle saluée vendredi en Bourse, où l’action de la filiale à 29,5 % du groupe Bolloré a grimpé de 3,2 %, soit la deuxième plus forte hausse parmi les valeurs du SBF 120.

Vivendi doit notamment cette performance à Canal +, qui pèse près des deux tiers de ses revenus, et dont le troisième trimestre a été très solide. La croissance organique de 5,4 % du groupe audiovisuel sur la période, a marqué en effet une accélération après les hausses de 1,2 % et 3,5 % des premier et deuxième trimestres. Et " force est de constater que, dans le contexte actuel, les résultats de la télévision payante résistent mieux que ceux de la télévision traditionnelle qui continue de s’appuyer sur des revenus publicitaires en baisse", note le cabinet de recherche indépendant AlphaValue.

Le groupe publicitaire Havas, de son côté, qui représente autour de 28 % du chiffre d’affaires du groupe, a également connu un troisième trimestre dynamique, marqué par une croissance organique de 4,5 %, certes moins forte que celle du concurrent Publicis, mais supérieure à celle de l’américain Omnicom (+3,3 %).

Et, tandis que Prisma Media, le numéro un de la presse magazine racheté en 2021 par Vivendi, a connu une baisse organique de ses ventes de 4,3 % sous l’effet de conditions publicitaires difficiles, l’explication de la moindre performance globale de Vivendi au troisième trimestre par rapport au premier semestre vient essentiellement de l’éditeur de jeux vidéo Gameloft. Son chiffre d’affaires a chuté de 22 % au troisième trimestre. La faute à une base de comparaison défavorable, alors que le chiffre d’affaires du troisième trimestre 2022 avait bondi de près de 50 % grâce au lancement réussi du jeu Disney Dreamlight Valley en septembre 2022.

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