Macro-économie / Taux / acpr / Nathalie Aufauvre / resserrement monétaire
Macro-économie / Taux
acpr / Nathalie Aufauvre / resserrement monétaire
L’ACPR ne s’inquiète pas pour les banques et assureurs de l’Hexagone / Le resserrement monétaire ne leur sera pas fatal
" À moyen terme, la hausse progressive des taux d’intérêt est favorable aux établissements bancaires". La conjoncture économique n’est donc pas catastrophique aux yeux de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui privilégie dans sa publication sur "les chiffres 2022 du marché de la banque et de l’assurance" une vision optimiste des mois et des années à venir. L’adaptation du secteur de la banque et de l’assurance au resserrement monétaire lui profiterait donc une fois le court terme dans le rétroviseur.
Il est ainsi question d’une "augmentation des taux directeurs [qui] renchérit le coût de refinancement des banques, mais […] leur permet dans le même temps d’accroître les revenus issus de l’octroi de prêts et in fine d’améliorer leur marge nette d’intérêt". En attendant les résultats de l’année en cours, tant le secteur de l’assurance qui a pu "dégager un résultat net en forte progression (17,1 milliards d’euros, + 5 milliards par rapport à 2021), grâce à la reprise d’une partie des provisions", que le secteur bancaire avec son produit net qui a progressé de 4 % peut capitaliser sur leurs bons résultats de l’an passé.
Sur de bons rails
Les chiffres ayant trait à ce début d’année 2023 sont également porteurs de bonnes nouvelles avec en particulier un "ratio de solvabilité CET1 [qui] passe de 15,8 % à la fin de 2022 à 16,2 % à la fin du 1er semestre 2023" en ce qui concerne les établissements bancaires. Un signe qui renforce "la solidité du secteur" aux yeux de l’ACPR. C’est l’un des éléments qui permettent à Nathalie Aufauvre, secrétaire générale de l’ACPR, d’affirmer que "les résultats de l’année 2022 et du 1er semestre 2023 attestent à nouveau de la résilience du système financier français, caractérisé par de solides ratios de solvabilité".
Elle en veut pour preuve que "les épisodes de crises bancaires du début d’année n’ont ainsi pas entraîné d’effet de contagion vers les établissements français". Une pointe de prudence s’est néanmoins fait sentir dans sa voix lorsqu’elle a confié qu’avec ses équipes ils continuaient à se "montrer vigilants", assurant "un suivi rapproché de la montée des risques associés au contexte géopolitique, marqué notamment par les événements récents au Proche-Orient".
Moins d’inquiétude pour l’assurance-vie qui a certes "connu un léger ralentissement de son activité en 2022 avec une collecte nette totale toujours positive, mais en diminution à 8,4 milliards d’euros". Cependant l’autorité relève que "la collecte nette sur les supports en unités de compte (UC) atteint le plus haut niveau observé depuis 2011, avec 38,2 milliards d’euros, soit une croissance de 25 % par rapport à 2021 (30,6 milliards d’euros) ". Une tendance qui se poursuit avec un premier semestre 2023 marqué par une collecte nette de 3,4 milliards d’euros.
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