Entreprises / Actions / Couche-Tard / Stations-service / transition énergétique / Recharge électrique / voitures électriques / TotalEnergies
Entreprises / Actions
Couche-Tard / Stations-service / transition énergétique / Recharge électrique / voitures électriques / TotalEnergies
TotalEnergies peut (presque) officiellement dire adieu à une partie de ses stations-service en Europe / Bienvenue dans l’ère de la voiture électrique… même en France
Annoncé depuis le mois de mars, l’accord entre TotalEnergies et le canadien Couche-Tard portant sur la vente de l’intégralité des stations-service de la compagnie française en Allemagne et aux Pays-Bas au leader des magasins de proximité, et sur la formation d’une co-entreprise (TotalEnergies à 40 % et Couche-Tard à 60 %) concernant les stations situées en Belgique et au Luxembourg (soit 619 stations-service) vient d’obtenir le feu vert de la Commission européenne. Une opération, pour une valeur d’entreprise de 3,1 milliards d’euros qui ne soulèverait "pas de problème de concurrence, a jugé l’exécutif européen et qui doit être finalisée avant la fin de l’année.
Un pas de plus vers la neutralité carbone
Pour TotalEnergies, c’est donc une page qui se tourne en Europe. Mais la cession a été mûrement réfléchie dans un contexte où l’Union européenne a décidé de la fin des ventes de véhicules thermiques en Europe en 2035. Pour le groupe présidé par Patrick Pouyanné, cela lui permet surtout de faire un pas de plus vers son objectif de neutralité carbone d’ici 2050, en réduisant notamment de 30 % ses ventes de produits pétroliers d’ici 2030. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’entreprise se sépare de ses stations-service, ayant déjà cédé en 2015 ses réseaux en Italie, en Suisse et au Royaume-Uni.
Mais cette nouvelle opération ne signifie pas pour autant que la compagnie souhaite dire adieu à l’automobile. Bien au contraire, puisque TotalEnergies mise désormais sur le déploiement de bornes de recharges électriques sur tous les grands axes et les grandes villes européennes, 300 sites ayant déjà été installés à ce jour (pour un objectif de 1 000 sites de recharges en Europe à horizon 2028).
C’est par exemple dans cette optique que le groupe s’est associé, en février dernier, à Air Liquide pour mettre en place un réseau européen de stations hydrogène pour les poids lourds. Par ailleurs, en septembre, l’entreprise a été sélectionnée pour installer et opérer 1 100 points de recharge haute puissance (HPC) par le gouvernement allemand, après les 4 500 points de recharge déjà installés par la compagnie outre-Rhin. Au total, dans le monde, ce sont 48 000 points de recharge qui sont opérés par TotalEnergies.
Réduire la fracture territoriale
En France, la stratégie est différente. Avec une part de marché sur le territoire de 23 %, TotalEnergies souhaite conserver ses stations-service dites "classiques", et même les développer. À la fin du mois d’août dernier, la compagnie a décidé de la réouverture de 20 stations rurales afin de continuer à apporter un service de proximité aux Français.
De plus, la France est le seul pays où le groupe expérimente la réintroduction de pompistes. 100 stations-service TotalEnergies ont déjà procédé à des recrutements et 300 autres devraient en accueillir l’année prochaine.
Toutefois, si le groupe mise toujours sur la vente de carburant dans l’Hexagone, cela doit aussi lui permettre d’investir dans les réseaux de bornes de recharge sur le territoire. Il a passé en octobre dernier le cap des 1 000 bornes de recharge HPC en stations tandis que la 5ème station 100 % électrique a été inaugurée à Lyon. En plus de ces bornes en stations, ce sont près de 18 000 points de recharge en France qui sont gérés par la compagnie.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

