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Les entreprises se sont bien réorganisées face à la crise énergétique / Satisfecit sur les mesures d'aides publiques, mais inquiétude quant à la neutralité carbone
La crise énergétique n’aura épargné personne et certainement pas les entreprises : les 300 chefs d’entreprise interrogés par le baromètre du cabinet FTI Consulting et la société de sondages Odoxa ont indiqué avoir effectivement été pénalisés par celle-ci, à hauteur de neuf répondants sur dix. Et 64 % d’entre eux ont indiqué l’avoir "beaucoup" été.
Une publication révélée au mois de novembre mais résultant d’une enquête menée sur le mois de septembre, lors duquel les patrons sollicités ont déclaré avoir changé leurs comportements en la matière, du fait de l’augmentation et de la volatilité des prix de l’énergie. Plus de la moitié des entreprises ont ainsi procédé à des renégociations de contrats, à des modifications de sources d’énergie ou à la souscription de nouveaux contrats. Et 85 % d’entre elles ont changé un élément majeur de leur mix (prix de vente, marge, investissements ou arrêts de production) afin de s’adapter.
Les conditions d’accès et les montants validés
Mais à l’inverse des particuliers Français (également interrogés par le sondage), les entreprises se sont montrées satisfaites des différentes mesures étatiques prises en la matière. Près des trois quarts ont donné leur approbation quant à leurs conditions d’accès et 52 % à propos de leur montant.
Si les entreprises ont d’ailleurs en grande majorité procédé à des mesures de sobriété énergétique (baisse du niveau de chauffage, investissement dans des équipements moins énergivores, meilleure isolation…) en raison de cette crise, de nouvelles aides financières pourraient bien venir les encourager à améliorer leurs comportements en la matière. Et notamment au regard des exigences de décarbonation qui leur incombent. De fait, pour l’instant, 56 % des entreprises estiment qu’elles ne parviendront jamais à atteindre le "net zéro carbone". Les autres prévoient une échéance supérieure à 2030.
Un enjeu de consensus
Selon les chefs d’entreprises interrogés, ce sont essentiellement leurs clientèles qui les pousse à se décarboner. En moyenne, ils estiment que ces dernières seraient prêtes à payer près de 3 % plus cher leurs produits et services s’ils étaient assurés que ceux-ci étaient réalisés avec des énergies décarbonées. Pour ce faire, les entreprises s’attelleront à accélérer le remplacement des équipements, à contractualiser à long terme des contrats d’énergie auprès de producteurs d’énergie renouvelable et à développer leur propre production autonome, grâce à des panneaux solaires par exemple.
Pour autant, observe FTI Consulting, le surcoût de 3 % que les clients seraient prêts à payer pour des produits et services décarbonés apparaît insuffisant au regard des prix actuels des énergies bas carbone. D’où la crainte répandue de ne jamais atteindre la neutralité carbone. "Il y a une forte tension entre la propension des consommateurs à payer pour protéger le climat et les objectifs de décarbonation des autorités et des entreprises engagées en ce sens. Pour rendre ces objectifs consensuels, et donc crédibles, un travail permettant d’augmenter la valeur du verdissement perçue par les consommateurs, accompagné d’une stratégie globale d’optimisation des coûts de la décarbonation, semble essentiel et urgent ", observe ainsi Emmanuel Grand, Senior Managing Director en charge de la practice Energie de FTI Consulting France.
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