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Macro-économie / Taux / OCDE / Prévisions

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L’OCDE mise sur un atterrissage en douceur pour les économies avancées / Les aléas sont toutefois de nature baissière

L’institution basée à Paris prévoit une croissance de 2,7 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial en 2024, après 2,9 % cette année. Si elle parle d’"atterrissage en douceur" pour les pays avancés malgré le resserrement monétaire, elle ajoute cependant que les aléas entourant cette prévision sont baissiers.
Mathias Cormann, secrétaire général de l'OCDE et  Clare Lombardelli, cheffe économiste de l'OCDE - AFP
Mathias Cormann, secrétaire général de l'OCDE et Clare Lombardelli, cheffe économiste de l'OCDE - AFP

La croissance économique mondiale va ralentir et est en plus de cela soumise à de nombreuses menaces. C’est ce qui ressort du nouveau jeu de prévisions publié par l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE). L’institution internationale anticipe une progression de 2,7 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial en 2024, soit un repli de 0,2 point de pourcentage par rapport à cette année. "Le resserrement de la politique monétaire nécessaire pour lutter contre l’inflation produit ses effets", a déclaré Clare Lombardelli, cheffe économiste de l’OCDE.

Pour ne parler que des deux principaux instituts d’émission que sont la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE), leurs taux d’intérêt directeurs ont été relevés respectivement de 525 et 450 points de base en l’espace d’une dizaine de mois. "Les marchés du logement et les économies dépendantes des banques, en particulier en Europe, en ressentent les effets ", a souligné Clare Lombardelli. Pour autant, la cheffe économiste explique prévoir un "atterrissage en douceur" pour les économies avancées.

Dans le détail, l’institution basée à Paris anticipe une croissance du PIB des Etats-Unis de 1,5 % en 2024, après 2,4 % cette année. De l’autre côté de l’Atlantique, la zone euro devrait voir son activité économique continuer d’augmenter à un rythme poussif (0,9 % après 0,6 % en 2023). Quant au Japon, sa croissance devrait passer de 1,7 % en 2023 à 1 % l’an prochain.

Attention, Clare Lombardelli prévient que cet atterrissage en douceur est loin d’être garanti. Les économistes de l’OCDE affirment que les aléas entourant leur scénario central sont de nature baissière - la probabilité que la croissance soit inférieure à la prévision est plus élevée que la probabilité associée à une croissance supérieure au scénario central.

"Le resserrement inhabituellement rapide et à grande échelle de la politique monétaire dans la plupart des grandes économies en 2022-23 crée une incertitude considérable quant à l’ensemble de ses effets et pourrait continuer à exposer les vulnérabilités des ménages, des entreprises, des acteurs des marchés financiers et des pays", soutient l’OCDE qui juge aussi que la montée des tensions géopolitiques pourrait également ralentir la croissance et aggraver l’inflation. Dans ce dernier cas, elle indique que si la guerre entre Israël et le Hamas s’étendait régionalement, cela aurait évidemment un impact. A ce titre, l’OCDE rappelle qu’une hausse de 10 dollars du prix du baril grèverait la croissance de 0,1 point.

Par ailleurs, la persistance de tensions structurelles en Chine crée un autre risque, compte tenu de l’importance globale de l’Empire du milieu dans l’économie mondiale. Enfin, "le changement climatique en cours entraîne un risque toujours plus élevé de phénomènes météorologiques extrêmes, dont certains peuvent entraîner des chocs d’offre négatifs ayant des effets à l’échelle mondiale", explique l’OCDE qui cite par exemple le phénomène El Niño ayant débuté cette année.

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