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Investissement; Hexagone; Nucléaire

Politique économique / France 2030 / France / Emmanuel Macron / énergie

Politique économique
France 2030 / France / Emmanuel Macron / énergie

Emmanuel Macron précise le cap de France 2030 / L’accent doit être porté sur la production d’énergie et sa décarbonation

Le déplacement toulousain d’Emmanuel Macron, président de la République, a été l’occasion pour lui de réaffirmer son ambition de voir la France gagner les combats qui l’attendent sur le front climatique, industriel, du plein-emploi et de la souveraineté. Autant de sujets sur lesquels il s’est félicité du début du déploiement du plan France 2030. Il escompte bien voir ce dernier porter la France en tête sur la question énergétique.
Emmanuel Macron, président de la République. Caroline BLUMBERG / POOL / AFP
Emmanuel Macron, président de la République. Caroline BLUMBERG / POOL / AFP

"Sans doute l’un des défauts de notre pays a été que trop longtemps nous avons déploré des conséquences dont on avait chéri les causes. On ne peut pas vouloir de l’innovation et de la réindustrialisation si on continue d’aimer les taxes qui augmentent, de sanctionner la réussite et de ne pas faire les réformes qui permettent de réussir ". Emmanuel Macron, président de la République, s’est félicité de la mise en oeuvre de France 2030 (doté de 54 milliards d’euros à déployer sur 5 ans), puisqu’il le juge d’autant plus pertinent qu’il est cohérent avec l’ensemble de la stratégie qu’il porte pour l’Hexagone.

Des montants conséquents ont été engagés et d’autres vont bientôt l’être. Ce qui n’a pas empêché le président de la République d’apporter des précisions sur les priorités à accomplir pour France 2030. Notamment en annonçant que l’on " va aller plus vite, plus fort, dès la rentrée sur les questions d’énergie", il a ainsi été question de " présenter une politique, une programmation pluriannuelle de l’énergie qui va décliner notre planification qui a été présentée" et tout particulièrement en veillant à "déployer plus vite et plus fort nos énergies renouvelables, nos projets nucléaires, notre stratégie" et "finaliser ce que l’on fait depuis des mois, c’est-à-dire enfin une stratégie française et la réforme de notre stratégie européenne qui va nous permettre d’avoir une énergie qui corresponde à nos coûts de production ".

 

Atout hexagonal

 

L’objectif de l’occupant de l’Élysée est que la France puisse bénéficier d’une "énergie qui sera l’une des plus compétitives d’Europe, si ce n’est la plus compétitive d’Europe et qui nous permettra, avec ce que l’on est en train de discuter au niveau européen avec nos voisins, d’être là aussi au rendez-vous de la compétitivité internationale". Pour y parvenir, un écueil récurent devra être soigneusement évité, "celui de la lenteur". En raison de cette dernière "on accumule les délais" et "même si on est d’un projet, si c’est deux fois plus long chez nous qu’en Asie ou aux États- Unis, c’est terrible". Les efforts déjà faits en ce sens doivent être très largement amplifiés.

Il a été annoncé à ce sujet, qu’une " série de dispositions très concrètes pour encore simplifier, accélérer nos procédures dans tous les domaines, accompagner beaucoup plus les entrepreneurs, écraser l’accumulation des procédures", arriverait prochainement. Une avancée d’autant plus attendue que le président de la République juge qu’il y a un " besoin d’accélérer nos innovations de rupture, c’est clé". Tout particulièrement en ce qui touche à la "sortie des énergies fossiles et en particulier du charbon pour 2030, la sobriété et l’accélération sur le renouvelable et le nucléaire", Emmanuel Macron mettant en avant le défi des SMR français (des petits réacteurs et réacteurs modulaires). Il s’agit à ses yeux d’une "solution formidable, et [qui] va nous donner aussi beaucoup de force à l’export".

 

De pair

 

Un autre enjeu essentiel a été développé par Emmanuel Macron, celui de la décarbonation de l’industrie française. Tout en se félicitant "qu’on a déjà sécurisé plus d’un million de véhicules électriques produits en France" d’ici à 2027, le nouveau cap a été donné : celui "d’aller sur les 2 millions en 2030". Un objectif ambitieux mais pas irréaliste aux yeux du président qui se remémore : " quand je parlais il y a 6 ans à nos grands constructeurs de ‘allons plus vite sur le véhicule électrique', ils me disaient tous à raison, ‘non, non, n’allons pas plus vite, on ne sait pas les produire plus vite parce que 100 % des batteries électriques sont faites en Chine et en Corée du Sud. On est en train de déployer 4 gigafactories dans notre pays, donc beaucoup plus en Européens de batteries électriques et nous aurons, d’ici à 2027, 2 millions de batteries électriques produites par an sur notre sol". Une accélération de la transition inenvisageable il y a quelques années, attribuée en grande partie aux efforts collectifs.

Pas question pour autant de s’arrêter en si bon chemin, une prochaine bataille à gagner est déjà désignée : celle "de la transformation du lithium pour nos batteries". Près de 80 % de cette technologie étant actuellement maîtrisée par la Chine et les Américains tâchent de les rattraper à marche forcée. De quoi faire désigner à Emmanuel Macron l’objectif à France 2030, de "redoubler d’efforts pour avoir, et le projet de loi Industrie verte nous permet d’aller dans ce sens, sur notre sol les éléments clés de cette chaîne de valeur".

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