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Macro-économie / Taux / Philippe Martin / Conseil d'analyse économique

Macro-économie / Taux
Philippe Martin / Conseil d'analyse économique

Décès de l’ex-patron du Conseil d’analyse économique Philippe Martin / Il était un chercheur reconnu en macroéconomie internationale

Membre du Haut conseil des finances publiques et ex-conseiller d’Emmanuel Macron à Bercy, Philippe Martin avait consacré un large pan de sa carrière académique à l’étude des problématiques liées au commerce international. Il était le doyen de l’École d’affaires publiques de Sciences Po depuis près de deux ans.
Philippe Martin - photo publiée sur le LinkedIn de Sciences-Po
Philippe Martin - photo publiée sur le LinkedIn de Sciences-Po

Après Daniel Cohen, c’est une autre figure des sciences économiques en France qui disparaît cette année. L’économiste Philippe Martin est décédé, a annoncé Sciences Po, institution dont il était le doyen de l’École d’affaires publiques depuis février 2022. "Chercheur brillant, esprit ouvert et avisé, il aura éclairé la politique économique, notamment pendant la crise du COVID", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. "J’appréciais sa finesse, son exigence, son engagement. Il est parti jeune, beaucoup trop jeune. Il nous manquera, cruellement", a pour sa part indiqué le Premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, également président du Haut conseil des finances publiques, dont Philippe Martin était membre depuis peu.

Âgé de 57 ans, Philippe Martin est diplômé de l’université Paris-Dauphine ainsi que de Sciences Po Paris et a obtenu un doctorat en économie l’université de Georgetown. Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que professeur assistant au Graduate Institute of International Studies à Genève. Puis, après avoir travaillé au sein du laboratoire de l’École nationale des Ponts et Chaussées, il traversera de nouveau l’Atlantique pour devenir économiste à la Réserve fédérale de New-York – la plus puissante des douze antennes régionales de la Fed.

Membre de l’Institut universitaire de France, il est nommé professeur à Sciences Po Paris avant d’en diriger le département économie entre 2008 et 2013. Par la suite, il est choisi par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, pour être son conseiller économique. Puis, membre du Conseil d’analyse économique (CAE) à compter de 2017, il en devient le président-délégué un an plus tard, ce jusqu’en 2022.

Celui qui a été consacré, en 2002, meilleur jeune économiste de France, aux côtés de Thomas Piketty, par le Cercle des économistes, a dédié une part importante de sa carrière de chercheur aux enjeux afférents à la macroéconomie internationale. C’est ainsi qu’il a étudié l’hétérogénéité des réactions des firmes exportatrices à la suite d’une dépréciation du taux de change, les points communs entre les deux vagues de mondialisation (1820-1914 et 1960 à aujourd’hui), le lien entre infrastructures publiques et délocalisations industrielles, mais aussi sous quelles conditions le commerce entre les nations pouvait diminuer le risque de conflit militaire.

Dernièrement, il avait publié une étude menée en collaboration avec Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) et Todd Messer, économiste à la Fed, qui revient sur la crise des dettes souveraines que la zone euro a connue et la manière dont il aurait été optimal de la résoudre.

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