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Des jeunes moins frileux en Bourse mais nettement plus influençables / Un accompagnement indispensable pour contrecarrer les réseaux sociaux
L’année 2023 ne restera certes pas dans les annales comme riche en introductions en Bourse, mais l’intérêt des investisseurs pour les placements financiers aura en tout cas nettement rebondi pour atteindre son plus haut depuis 2017, et ce malgré le contexte inflationniste.
En effet, après une forte baisse l’année dernière, 32 % des 2386 personnes interrogées à l’automne se sont déclarées intéressées par des placements en actions, soit 7 points de plus que l’année dernière, selon la nouvelle édition du baromètre de l’épargne et de l’investissement publiée par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Par ailleurs, 28 % ont indiqué avoir confiance dans ce type de produits, contre 21 % en 2022. Autre bonne nouvelle, la durée moyenne d’immobilisation de leur argent acceptée par les Français est passée de 4,2 ans en 2022 à 5,7 ans cette année. Et si 2024 n’a pas encore débuté, 27 % des Français envisagent d’investir en actions à court terme et 36 % à long terme.
Ce regain d’intérêt pour la Bourse est principalement porté par les plus jeunes, 43 % des moins de 35 ans se disant intéressés par des investissements en actions, soit 13 % de plus que l’année dernière. Ils sont plus optimistes concernant l’évolution de leur propre situation financière et nettement plus nombreux à accepter une prise de risque pour leur épargne et ce, à un niveau record de 48 % contre 35 % des plus de 35 ans. De même, un jeune sur quatre accepterait une durée de conservation supérieure à 10 ans.
Cependant, parmi les 15 % des répondants ayant déclaré avoir déjà été victimes d’une escroquerie sur un placement financier, 35 % d’entre eux, influencés par les réseaux sociaux, sont des investisseurs de moins de 35 ans, contre seulement 6 % des 55 ans et plus. "Pour l’AMF, c’est la confirmation de la nécessité de renforcer à la fois l’accompagnement des jeunes investisseurs, en s’adressant à eux de façon plus ciblée, et les efforts de prévention des arnaques à l’investissement", estime le gendarme boursier dont la présidente, Marie-Anne Barbat-Layani, a fait de ce sujet l’une des priorités absolues de son mandat. "L’enjeu est clairement de les orienter vers les sources d’information les plus sûres, afin qu’ils puissent correctement apprécier les caractéristiques essentielles de leurs investissements mais aussi être en capacité de mieux détecter les offres frauduleuses", insiste l’AMF.
De fait, si 55 % des personnes de plus de 55 ans citent leur conseiller bancaire ou financier comme conseil avant d’effectuer un placement, contre 29 % des moins de 35 ans, 4 % de la population s’informent auprès des influenceurs sur les réseaux sociaux ou les communautés en ligne. Et parmi eux, 14 % ont entre 18 et 24 ans tandis que 12 % sont de nouveaux investisseurs. A cela s’ajoute le fait que 51 % des plus jeunes s’estiment seulement "connaisseurs" en matière d’épargne et de placements.
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