Private Equity / McDermott / Grégoire Andrieux / Avocat / Portrait
Private Equity
McDermott / Grégoire Andrieux / Avocat / Portrait
La judicieuse approche de Grégoire Andrieux chez McDermott /
Un discret managing partner à l'ambition pourtant bien affirmée
De l’aveu même de Grégoire Andrieux, à la tête de l’équipe private equity et managing partner du bureau de Paris de McDermott Will & Emery depuis 2019, "il n’est pas toujours facile d’être différenciant ".
Une verticale métiers
En 2021, le cabinet américain a pourtant fêté ses 10 ans dans la capitale française et affiche aujourd’hui une croissance spectaculaire, avec 110 avocats et 26 associés. Force est de constater que le cabinet a trouvé ses marques. "Nous couvrons tous les domaines du droit ce qui nous permet d’accompagner nos clients dans toutes leurs problématiques transactionnelles et contentieuses : private equity, M & A, fiscalité, financement, droit de la concurrence, droit public, droit social, contentieux, droit pénal des affaires/enquêtes, restructuring, propriété intellectuelle, protection des données et cybersécurité ", explique-t-il dans un entretien accordé à WanSquare.
Sa méthode ? Avoir mis un accent particulier sur des verticales "métiers" et ainsi développer une expertise rare dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications, des transports et surtout de la santé, dont le bureau est devenu un acteur très reconnu. "Il s’agit même de la spécialité de la firme au niveau mondial", nous précise Grégoire Andrieux qui compte parmi ses clients Ardian, Siparex, Abénex, Five Arrows, Eurazeo, Bridgepoint, Montefiore, Qualium, Apax, etc. "J’aime les aventures entrepreneuriales qui se construisent sur les années avec une première levée de fonds, des acquisitions, l’entrée d’un nouvel investisseur ", confie celui qui a rejoint la firme en 2015 et a donc succédé à Jacques Buhart à la tête du cabinet quatre ans plus tard.
Se faire sa place dans le private equity mid-cap
Loin d’être issu d’une grande famille d’avocats mais se disant "profondément préoccupé par la justice très jeune ", Grégoire Andrieux a fait son droit d’abord à Nantes avant de s’envoler au Canada pour sa maîtrise et d’obtenir un Master à la Sorbonne. Parti au Texas pour parfaire ses études et être diplômé d’un Master of Law de l’Université d’Austin, il passera ensuite son barreau à New York puis à Paris.
Il fera ses premières armes en tant qu’avocat en 2005, chez Weil Gotshal and Manges où il restera sept ans. " Il s’agissait d’un cabinet très dynamique où je fus rapidement exposé sur des dossiers, et notamment sur le grand LBO Saur ", se souvient-il.
Fin 2011, il rejoindra le cabinet Curtis, Mallet-Prevost, Colt & Mosle à Paris où il a participé à la création de l’équipe private equity. "Je suis entré dans ce cabinet pour développer ma pratique sur le private equity mid-cap avec Henri Pieyre de Mandiargues, et son équipe, dont plusieurs sont aujourd’hui devenus associés chez McDermott. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à conseiller des fonds mid-cap, mais je travaillais aussi avec des entrepreneurs, comme le courtier Santiane ou Consort NT, grâce au soutien de banquiers d’affaires dont Cambon Partners ", relate l’associé de 43 ans.
Retenir les talents
Aujourd’hui, Grégoire Andrieux ne manque pas d’ambition pour son cabinet. "Nous cherchons à nous développer sur le secteur des infrastructures, nous conseillons d’ailleurs le fonds Antin. Nous souhaitons également nous positionner sur l’arbitrage international ", indique-t-il. Mais le managing partner sait aussi que le développement du bureau devra aussi être organique. "Trois associés, qui ont démarré au sein du cabinet, viennent d’être promus en fin d’année dernière, ce qui est un très bon signe, un de nos enjeux étant de fidéliser les équipes ", revendique-t-il.
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