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Macro-économie / Taux / Chaîne d'approvisionnement / risques

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Chaîne d'approvisionnement / risques

Les plus gros risques entourant les chaînes d’approvisionnement / La volatilité de la demande pointée par les experts

Plus de 50 % des participants au baromètre des "Risques Supply Chain" réalisé notamment par le cabinet Kyu jugent que la prévisibilité de moins en moins grande de la demande constitue la plus grande menace. Viennent ensuite la pénurie de produits et le risque géopolitique.
Nicolas Economou / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Nicolas Economou / NurPhoto / NurPhoto via AFP

L’incertitude vis-à-vis de la demande future. Voilà la plus grande menace mise en avant par les responsables "Supply Chain, Achats et Risques" interrogés par le cabinet KYU dans son nouveau baromètre des "Risques Supply Chain". Réalisée en partenariat avec les Arts & Métiers, France Supply Chain et l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae), cette étude rapporte que 56 % des répondants considèrent le risque de volatilité de la demande comme étant le plus critique concernant la gestion de la chaîne d’approvisionnement.

L’étude prend notamment l’exemple de l’industrie du vélo en Europe et aux États-Unis qui, après un véritable boom pendant la pandémie dans un contexte de nécessaire distanciation sociale, a subi un arrêt brutal des commandes fin 2022 du fait de stocks trop importants en raison d’une demande qui s’était fortement contractée. Cela a même provoqué quelques faillites dont celle du constructeur hollandais VanMoof.

"Les entreprises doivent apprendre à mieux gérer l’incertitude en faisant évoluer leur Supply Chain et sa planification. Il leur faut intégrer les risques au sein de leurs prévisions, raccourcir leur chaîne d’approvisionnement ou positionner des "buffers" pour gagner en agilité. Cette volatilité qui s’installe modifie la physionomie des fournisseurs qui doivent être avant tout robustes, flexibles et proches", commente le baromètre, au sein duquel 41 % des sondés appartiennent à des entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 5 milliards d’euros.

Dans cette cartographie des risques, on trouve ensuite "les pénuries de produits liés à des limites capacitaires ou au manque de matières premières dans certains secteurs clés perdurent". Dans le secteur aéronautique, la reprise des commandes des compagnies aériennes et la hausse des budgets militaires se heurtent aux restrictions imposées sur l’acier Russe, entraînent de fortes tensions, tandis que dans l’agroalimentaire, les pénuries s’enchaînent au rythme des tensions en mer Noire (céréales et oléagineux en provenance d’Ukraine et de Russie) et des conséquences des épisodes de sécheresses extrêmes qui affectent les rendements agricoles (riz, maïs, soja, sucre, huile d’olive…).

Le troisième risque le plus cité est celui afférent aux risques géopolitiques. L’année passée a encore été "marquée par une augmentation des tensions géopolitiques, remettant toujours plus en cause la stabilité qui était un des fondements de la mondialisation. Cela se traduit notamment par de nombreuses restrictions au libre-échange (sanctions, embargos, augmentation des droits de douane…) et un monde de plus en plus fragmenté en blocs géoéconomiques concurrents", souligne le baromètre.

Les autres risques mentionnés par les experts contiennent entre autres : la hausse des coûts, les attaques cyber, le manque de main-d’œuvre ou encore les évènements climatiques.

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