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La fête est finie chez Tesla / Avec des marges à la peine, l'enthousiasme n'est pas de mise pour 2024

La rentabilité de la firme d’Elon Musk a souffert en 2023. Et malgré les baisses de prix pratiquées, les ventes de véhicules ont stagné à la fin de l’année. Le groupe admet se situer entre deux phases de croissance : les perspectives quant à son activité automobile pour les douze mois à venir s’en trouvent logiquement pénalisées.
Tesla (Photo by SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Tesla (Photo by SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

L’offensive prix de Tesla aurait-elle atteint ses limites ? La firme d’Elon Musk a présenté mercredi ses résultats annuels. Et il semblerait que le constructeur automobile ait connu des jours meilleurs. Si son chiffre d’affaires automobile a bien progressé de 15 % au fil de douze derniers mois, à 82 milliards de dollars (soit environ 75 milliards d’euros), au quatrième trimestre, les facturations n’ont progressé que d’1 %.

Il faut dire que la concurrence en la matière est féroce. Le groupe américain conserve peut-être, sur l’ensemble de l’année 2023, la première place des ventes mondiales des véhicules électriques vendus. Mais il a été dépassé par le chinois BYD entre octobre et décembre 2023. Et ce malgré les baisses de prix proposées. Bien soutenus par le gouvernement de l’Empire du milieu, BYD et d’autres de ses confrères chinois proposent en effet des véhicules électriques à des prix encore plus abordables.

 

Un équilibre délicat à trouver

 

Tesla n’est pourtant donc pas en reste sur ce type de stratégie. Si les réductions de prix ont, de fait, permis au groupe d’écouler davantage de marchandises, comme le reflète la nette progression de 38 % de ses véhicules livrés sur l’année, difficile d’en dire autant de la rentabilité du constructeur… à 8,2 % au titre du quatrième trimestre de 2023, la marge opérationnelle a fondu. Elle avait atteint 16 % un an auparavant. Même constat sur l’ensemble de l’année : elle a atterri à 9,2 %, contre près de 17 % il y a un an.

Une moindre profitabilité, à mettre de plus en perspective avec une franche progression des coûts d’exploitation de 22 % sur un an et au terme de l'année 2023. Signe que l’équilibre entre les baisses des prix de vente et la hausse des dépenses engrangées (dans des lancements automobiles, dont le Cybertruck, mais aussi dans l’intelligence artificielle) n’est donc pas encore trouvé.

Un exercice difficile qui concerne l’ensemble du secteur. Le patron de Stellantis l’avait par exemple indiqué la semaine passée : hors de question d’entrer dans une guerre des prix vers le bas au risque de sacrifier la profitabilité de son entreprise, même si cette dernière a tout à fait intégré que la démocratisation de l’électrique passera aussi par des tarifs plus abordables.

 

Dans le creux de la vague

 

Quoi qu’il en soit, les prévisions pour la suite ne sont pas des plus optimistes chez Tesla. Le groupe a en effet indiqué qu’il se situait entre deux vagues de croissance. La première tirée par les lancements de ses modèles 3 et Y en 2017 et 2020, tandis que la seconde devrait advenir au travers de sa plateforme automobile nouvelle génération. Un nouveau modèle à bas prix sera d’ailleurs lancé. Mais cela n’arrivera pas avant le second trimestre de 2025.

Entre-temps, "en 2024, le taux de croissance du volume de nos véhicules pourrait être sensiblement inférieur au taux de croissance atteint en 2023, car nos équipes travaillent sur le lancement de la prochaine génération de véhicules dans notre gigafactory au Texas", a précisé la firme, indiquant par ailleurs que le taux de croissance du déploiement et du chiffre d’affaires de son activité de stockage d’énergie devrait dépasser celui de l’automobile. Pas de quoi ravir les opérateurs de marché, qui ont froidement accueilli cette publication : le titre Tesla a plongé de 6 % dans les échanges d’après-Bourse à Wall Street.

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