WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Stellantis / Peugeot / fiat chrysler / Automobile / électrique / conduite autonome / véhicule connecté

Entreprises / Actions
Stellantis / Peugeot / fiat chrysler / Automobile / électrique / conduite autonome / véhicule connecté

Stellantis s’obstine dans sa course à la rentabilité

Le constructeur automobile a présenté son plan stratégique à 2030, axé sur l'électrique, les nouveaux services et le numérique. Mais en gardant en ligne de mire sa volonté de maintenir un niveau de marge supérieur à 10% chaque année.
stellantis
stellantis

L’on connaît le savoir-faire de Carlos Tavares pour chasser les coûts dans les moindres recoins d’une entreprise – les résultats spectaculaires atteints par Stellantis l’année dernière en témoignent. Le directeur général du constructeur automobile a affirmé sa volonté et sa capacité à maintenir une marge opérationnelle courante d’au moins 10% jusqu’en 2030, c’est-à-dire tout au long de son plan stratégique "Dare Forward 2030" – le premier depuis la création de Stellantis par fusion entre le français PSA et l’italo-américain Fiat Chrysler Automobiles, en janvier 2021. Le groupe cible une marge de 12% en 2030. Cette dernière a atteint 11,8% en 2021, un niveau quasi-inédit dans l’industrie automobile.

Il veut aussi doubler son chiffre d’affaires (de 152 milliards d’euros l’année dernière à 300 milliards neuf ans plus tard) et qu’un quart provient de marchés autres que l’Europe élargie et l’Amérique du Nord. Stellantis veut atteindre en 2024 cinq milliards d’euros de trésorerie issue des synergies prévues dans le cadre de la fusion et générer plus de 20 milliards d’euros de flux de trésorerie industriels disponibles en 2030. En termes de dividendes, il vise un taux de distribution compris entre 25 et 30% jusqu’en 2025 et promet de racheter jusqu’à 5% de ses actions ordinaires en circulation.

Le plan repose sur trois priorités : l’électrification (ce qui n’est pas une surprise), la montée en gamme et les nouveaux services de mobilité, axés sur l’usage et la modularité des moyens.

Stellantis affiche l’intention de vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux Etats-Unis d’ici à 2030, pour représenter plus de la moitié de son chiffre d’affaires. Ses différentes marques (Peugeot, Citroën, Opel, DS, Fiat, Alfa Romeo, Maserati, Chrysler, Jeep, Dodge…) devront proposer au total 75 modèles électriques. Il vise des ventes en volume de 5 millions d'unités autour de 2030. Ces orientations, fruits de choix effectués par les autorités de réglementation, a insisté Carlos Tavares, doivent lui permettre de réduire de 50% ses émissions à cette date et d’atteindre une empreinte carbone neutre d’ici à 2038.

Concernant la montée en gamme, Stellantis veut multiplier par quatre son chiffre d’affaires en véhicules neufs dans les segments haut de gamme et luxe.

L’innovation est la clé de voûte des nouvelles motorisations (que ce soit électrique ou hydrogène), comme des nouvelles mobilités (conduite autonome, véhicules connectés). Dans ce domaine, Stellantis, qui s’appuie déjà sur certains engagements annoncés en décembre dernier, entend augmenter de 140 GWh sa capacité de production de batteries pour le porter à 400 GWh, intégrer la technologie de la pile à combustible (basée sur l’hydrogène) dans ses poids lourds en 2024 et la décliner ensuite vers les pick-up, en commençant par les Etats-Unis. Le constructeur développera également un service de livraison écoresponsable avec Waymo et a annoncé que son fonds de venture capital Stellantis Corporate Venture Fund consacrera 300 millions d’euros au développement et à l’adoption de "technologies de pointe".

Sur le front du numérique, autre tendance lourde de l’industrie en général, Stellantis veut notamment réaliser un tiers de ses ventes en ligne dans le monde d’ici à 2030, via une place de marché virtuelle.

Il entend également accorder davantage d’autonomie à sept activités identifiées comme des relais de croissance et de rentabilité (comme la mobilité, les services financiers, les véhicules d’occasion, l’économie circulaire ou encore les données).

Concernant la crise ukrainienne et les sanctions contre la Russie, Carlos Tavares a précisé que ses activités en Russie représentaient environ 20 millions d'euros (22,4 millions de dollars) en termes de résultats et que son personnel en Ukraine était en sécurité au moment de la dernière mise à jour.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article