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Entreprises / Actions / conduite autonome / Stellantis / Foxconn / Hon Hai Precision Industry / Automobile

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Stellantis fait un pas de plus dans la conduite autonome

Le constructeur issu du mariage entre le français PSA et Fiat-Chrysler a bouclé son joint-venture avec le taïwanais Foxconn. L’autonomie et la connectivité du véhicule sont la prochaine révolution que connaîtra l’automobile, après l’électrique.
Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, crédits : Eric Piermont, AFP
Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, crédits : Eric Piermont, AFP

À côté de l’électrification des voitures, la conduite autonome et le véhicule connecté sont les autres méta-tendances de l’automobile. Moins médiatisées, elles ne nourrissent pas moins des opérations stratégiques pour les acteurs de ce secteur.

En témoigne la création d’une société commune dans l’habitacle connecté entre Stellantis (le quatrième constructeur automobile mondial issu de la fusion entre le français PSA et l’italo-américain Fiat-Chrysler) et le taïwanais Hon Hai Precision Industry, sous-traitant essentiel d’Apple beaucoup plus connu sous le nom de Foxconn.

Baptisée Mobile Drive et établie aux Pays-Bas, la co-entreprise sera détenue à parité de droits de vote par Stellantis et FIH Mobile, la filiale de Foxconn spécialisée dans les produits liés aux technologies de l’information et de la communication appliqués à la mobilité.

Mobile Drive aura ainsi pour objet "la création de cockpits intelligents pour véhicules en rupture avec les modes de conception actuels, ce qui favorisera le développement de véhicules connectés intelligents", indiquent Stellantis et Foxconn dans un communiqué commun. Les produits développés concerneront principalement l’info-divertissement, la télématique et les services informatiques dématérialisés (liés au cloud), qui devront déboucher sur des applications d’intelligence artificielle, de navigation, d’assistance vocale, de commerce en ligne et de services de paiement.

La propriété intellectuelle issue des développements du joint-venture sera partagée entre les deux actionnaires. Si les produits liés au cockpit intelligent équiperont tous les véhicules de Stellantis, ils ont également vocation à être proposés à des constructeurs concurrents : il n’est évidemment pas dans l’intérêt de Foxconn de limiter les ventes de Mobile Drive à un seul groupe. Stellantis et Foxconn avaient signé le 18 mai dernier un protocole d’accord non contraignant pour créer cette co-entreprise.

Le cockpit intelligent est un axe de développement majeur pour le secteur automobile. "Aujourd’hui, la façon dont les fonctionnalités disponibles dans nos véhicules améliorent la vie de nos clients compte autant qu’un design réussi ou qu’une technologie innovante. Les logiciels constituent un virage stratégique pour notre secteur", confirmait en mai dernier Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, pour qui la connectivité constitue, "comme cela a été le cas pour l’électrification, la prochaine évolution majeure de notre secteur". Stellantis compte investir 30 milliards d’euros dans l’électrification et les logiciels d’ici à 2025. Son rival Volkswagen a décidé en novembre dernier de porter ses investissements dans les technologies du futur à 73 milliards d’euros, dont un doublement des investissements dans la numérisation et les logiciels (à 27 milliards) ; sa filiale de logiciels automobiles Cariad devra être en mesure de proposer une autonomie de niveau 4 (conduite totalement automatisée mais nécessitant encore une présence humaine) dès 2025. On estime que 100 % des véhicules neufs commercialisés seront autonomes avant quarante ans, selon un scénario moyen, et dès 2035 selon un scénario de rupture.

La conduire autonome et le véhicule connecté. L’équipementier Faurecia, qui développe également une plate-forme sur l’habitacle intelligent, vient de lancer une OPA amicale sur l’allemand Hella en grande partie pour muscler sa division Clarion Electronics. Ces développements suscitent une mobilisation très large : au-delà des industriels de l’automobile, elle implique également des startups et des instituts de recherche. A l’image du projet Adavec qui, doté de 2,6 millions d’euros, associe Avisto, Epicnpoc, l’Université Côte d’Azur et Renault (via son pôle Renault Software Labs) pour construire à Sophia Antipolis un prototype de véhicule autonome équipé d’un cockpit intelligent lui permettant d’adapter en temps réel les passages entre les cinq différents degrés d’autonomie.

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