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La Commission européenne planche sur la sécurité économique de l’UE / Elle porte son attention sur les investissements des 27 dans le reste du monde
" Ces dernières années nous ont appris quelques leçons difficiles sur les risques d’une dépendance excessive ". La Commission européenne a détaillé cette semaine ses propositions visant à " renforcer la sécurité économique de l’UE", ce qu’elle avait déjà entamé début janvier en ce qui concerne le contrôle des investissements étrangers. Cette fois, d’autres sujets sont abordés dont l’épineuse question des risques associés à certains investissements de l’UE à l’étranger.
Il n’est plus seulement abordé des sujets purement économiques. Il est ainsi abordé la possibilité de voir des technologies de pointe européennes "être utilisées pour renforcer les capacités militaires d’acteurs susceptibles de les utiliser contre l’UE". Il n’est pas pour autant envisagé de restreindre drastiquement les flux d’investissements émanant des États membres, Valdis Dombrovskis, commissaire européen au Commerce, a rappelé avec force que "l’UE prospère dans un monde ouvert et fondé sur des règles". L’Union étant qualifiée de "principal acteur du commerce mondial, avec plus de 3 100 milliards d’euros d’exportations de biens et de services et 2 800 milliards d’euros d’importations".
Page blanche
Face à une situation actuelle, concernant les investissements sortants, qui "n’est ni surveillée ni contrôlée au niveau de l’Union ou des États membres", la Commission recommande une analyse qui soit faite " étape par étape des investissements sortants afin de comprendre les risques potentiels qui y sont liés". Grâce à un suivi sur 12 mois au niveau national, cela permettrait d’obtenir rapport sur ces dangers et de décider "en collaboration avec les États membres, s’il est légitime de concevoir une réponse stratégique et, le cas échéant, laquelle".
Une autre initiative a été présentée cette semaine ; elle vise à " atténuer les risques pour la sécurité de la recherche et faire en sorte que la coopération internationale dans le secteur de la recherche et de l’innovation soit à la fois ouverte et sûre ". La difficulté de ce volet de la compétitivité européenne étant tout particulière, puisque "son ouverture et de son internationalisation, […] font partie de son ADN ". De quoi compliquer le champ des possibles, Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique, espère cependant qu’on puisse " réduire les risques liés à la coopération internationale d’une manière efficace et proportionnée" et ce en raison d’une "sécurité économique de l’UE [qui] repose sur le maintien de notre avance technologique et sur la prévention des fuites indésirables de technologies".
Longue date
Nul besoin de réinventer l’ensemble de la stratégie européenne argue la Commission ; pour défendre les intérêts du Vieux continent trois piliers sont ainsi cités et évoquent nombre de principes structurants de l’UE. Parmi lesquels la compétitivité et la croissance et ce au moyen d’un renforcement du marché unique. Tout comme il est préconisé de " renforcer encore la coopération avec les pays du monde entier qui partagent nos préoccupations". Il n’est pas exclu cependant de construire de "nouveaux instruments ciblés" pour subvenir au manque de ceux pré-existants.
Autant de façons de traiter les quatre catégories de risques définies comme prioritaires par la Commission ; on y retrouve les chaînes d’approvisionnement, la sécurité physique et la cybersécurité des infrastructures critique, l’instrumentalisation des dépendances économiques et également la sécurité des technologies et les fuites de technologies.
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