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Régulation / Concurrence / Philippe Bouchez El Ghozi / Portrait / Avocat / Droit pénal des affaires / Cabinet Jeantet

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Philippe Bouchez El Ghozi / Portrait / Avocat / Droit pénal des affaires / Cabinet Jeantet

exclusif Philippe Bouchez El Ghozi ouvre le cabinet Jeantet au droit pénal des affaires / Un associé qui sait penser comme un magistrat

EXCLUSIF. Si pour le nouveau responsable du département droit pénal des affaires, conformité et enquêtes internes chez Jeantet, la prévention des risques est la meilleure protection contre les sanctions pénales, il n’empêche que Philippe Bouchez El Ghozi est aussi choisi par ses fidèles clients pour sa parfaite connaissance du "correctionnel économique financier", et sa capacité à anticiper les réactions des magistrats. Portrait.
Philippe Bouchez El Ghozi, associé et responsable du département droit pénal des affaires, conformité et enquêtes internes chez Jeantet (©Jeantet)
Philippe Bouchez El Ghozi, associé et responsable du département droit pénal des affaires, conformité et enquêtes internes chez Jeantet (©Jeantet)

Philippe Bouchez El Ghozi fait partie de ces avocats dont les clients aiment la très grande discrétion. Et l’on peut aisément les comprendre puisqu’il a la particularité de traiter des dossiers très sensibles, de droit pénal des affaires et du contentieux des affaires.

 

Un adepte du nettoyage

 

Après près de 20 ans passés dans l’une des plus grandes firmes américaines, Paul Hastings à Paris, il a rejoint, il y a quelques mois, le cabinet Jeantet comme associé. Il y est responsable du département droit pénal des affaires, conformité et enquêtes internes. "Parfois, il faut savoir faire du nettoyage. La prévention des risques est la clé pour éviter des problèmes de gouvernance ou réputationnels ", explique Philippe Bouchez El Ghozi dans un entretien accordé à WanSquare.

À ce titre, il conseille plusieurs sociétés de CAC 40 et du SBF 120 dans la mise en œuvre de programmes de conformité anti-corruption, de lutte anti-blanchiment et anti-fraude ainsi qu’en matière de litige entre actionnaires. Il travaille également auprès de grands groupes en matière de risques pénaux industriels mais aussi des laboratoires pharmaceutiques au titre de la responsabilité des produits et du risque pénal. "Le droit pénal des affaires est une matière 'carrefour', il faut connaître tous les secteurs économiques comme le droit de l’environnement, le droit social et le droit fiscal, le droit immobilier, le M & A, le corporate et aussi le droit européen. Le devoir de vigilance par exemple, institué récemment par les instances européennes, peut indirectement conduire à engendrer une sanction pénale. Il faut également prendre en compte toutes les parties prenantes d’une entreprise telles que les salariés, les ONG activistes, les associations de consommateurs, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), etc. ", explique Philippe Bouchez El Ghozi.

 

Un soutien à toute épreuve

 

Il est aussi un précieux soutien pour les dirigeants de sociétés dans la prévention et la protection de leurs responsabilités civiles et pénales. "Si la responsabilité pénale des personnes morales a été créée en 1994, elle n’a cessé de se renforcer depuis. L’on ne cesse de parler aujourd’hui de pénalisation des affaires. Certaines gardes à vue ou auditions peuvent être assez stressantes pour des dirigeants, mon travail est donc aussi de les préparer au mieux et de me rendre le plus disponible et pédagogique possible", poursuit celui qui n’hésite pas à sacrifier ses nuits et ses week-ends si l’urgence le demande. "Dans mon métier, on rentre souvent dans l’intimité de nos clients qui peuvent avoir le sentiment d’avoir l’opinion contre eux. Cela nous pousse à être particulièrement humain et à les soutenir au mieux à tous les niveaux", poursuit Philippe Bouchez El Ghozi.

Et dans son domaine, les peines, qui sont considérées en droit comme des délits, peuvent aller de l’amende au placement sous surveillance judiciaire, en passant par l’interdiction d’exercer voire par une peine d’emprisonnement.

L’on compte ainsi par exemple parmi ses clients, dont la moitié se situe en dehors de la France, les groupes Sodexo, Solvay, Casino-Monoprix, Provalliance (Franck Provost) mais aussi des personnalités politiques, telles que l’ancien ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. D’ailleurs, et preuve de ses bons conseils, 100 % de ses clients l’ont suivi chez Jeantet.

 

Pas de place pour l’improvisation

 

Certes, Philippe Bouchez El Ghozi aurait pu amplement finir sa carrière chez Paul Hastings, mais l’associé de 52 ans n’a pas rejoint le cabinet français par hasard. "Après vingt ans chez Paul Hastings, j’avais besoin de me créer un nouveau défi. Et puis, ce sont les clients qui commandent. Certains pouvaient refuser, pour des questions géopolitiques ou culturelles, de travailler avec un cabinet américain tandis que d’autres avaient besoin de compétences sectorielles que mon ancien cabinet ne traitait pas et qui a au contraire décidé de recentrer ses activités sur le financier pur et dur. Jeantet est une très belle marque avec ses 35 formidables associés qui permet une offre full service et qui avait besoin de mon activité ", confie Philippe Bouchez El Ghozi, dont le cabinet fêtera d’ailleurs ses 100 ans cette année.

De fait, Philippe Bouchez El Ghozi maîtrise parfaitement le "correctionnel économique financier". "On ne peut pas s’improviser pénaliste des affaires : il faut être à la fois un excellent pénaliste de formation et un excellent juriste d’affaires. Les avocats expérimentés regroupant réellement cette nécessaire double expertise ne sont pas si nombreux ", constate-t-il. Résoudre des dossiers de M & A complexes ne permet pas de connaître les subtilités des arcanes judiciaires face à des magistrats de juridictions commerciales ou pénales ou du Parquet national financier (PNF) et d’adopter face à eux la bonne approche.

 

À bonne école

 

Philippe Bouchez El Ghozi fut, lui, à bonne école. Ce grand lecteur - passionné par le chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas, "Le Comte de Monte-Cristo ", qui lui a donné envie, très jeune, de combattre l’injustice -, a en effet beaucoup appris auprès du magistrat Michel Jéol, ancien substitut du procureur général près la cour d’appel de Paris à la fin des années 1970, directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la justice au début des années 1980, procureur de la République de Paris en 1984 et ex-premier avocat général de la Cour de cassation, proche de l’emblématique garde des Sceaux, Robert Badinter. "Michel Jéol faisait partie des tout meilleurs magistrats de France ", nous rappelle l’associé chez Jeantet.

Il l’a rencontré en 1997 lorsque tous deux venaient d’être recrutés au sein du cabinet Moquet Borde & Associés. Philippe Bouchez El Ghozi venait de terminer une mission d’un an comme auditeur au sein du Parquet Général près la Cour d’appel de Paris après être sorti Major à l’examen du barreau. "Ma collaboration avec lui a duré douze ans. En contentieux des affaires, il m’a appris à penser comme un magistrat et à savoir quel angle de défense ou quel argument serait susceptible de faire mouche. Pour moi, cette expérience n’a pas de prix", se souvient-il.

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