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Fiscalité / fiscalité / impôt / Conseil des prélèvements obligatoires / Français / Prestations sociales / Prélèvements obligatoires

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fiscalité / impôt / Conseil des prélèvements obligatoires / Français / Prestations sociales / Prélèvements obligatoires

Une minorité de Français fait confiance à l’Etat pour utiliser efficacement l’argent public / Baisser les impôts oui mais pas le niveau de prestations sociales

La dernière édition du baromètre sur les prélèvements fiscaux et sociaux en France publiée par le Conseil des prélèvements obligatoires montre que si les Français sont favorables à une baisse des impôts, ils ne sont pas prêts, en revanche,  à tous les sacrifices concernant le niveau de leurs prestations sociales. Ils estiment d’ailleurs possible d’améliorer la qualité des services publics à niveau de prélèvements inchangé.
Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes et du Conseil des prélèvements obligatoires (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes et du Conseil des prélèvements obligatoires (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Le matraquage fiscal n’est pas qu’un sentiment. Et il semblerait que le Premier ministre l’ait bien compris. Dans son discours de politique générale, Gabriel Attal s’est en effet engagé à baisser les impôts pesant sur les classes moyennes de 2 milliards d’euros, dès le prochain projet de loi de finances pour 2025. "Cette baisse sera financée et la solidarité nationale devra s’exercer pour nos classes moyennes ", a-t-il déclaré à la tribune de l’Assemblée nationale.

Une baisse qui pourrait avoir des effets bénéfiques sur l’économie française. Selon la seconde édiction du baromètre sur les prélèvements fiscaux et sociaux en France publiée par le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), dans l’hypothèse d’une baisse (et pas seulement sur les classes moyennes), 55 % des Français interrogés, soit 2049 personnes âgées de plus de 18 ans, seraient incités à augmenter leur épargne, 48 % à accroître leur consommation et 21 % à travailler davantage.

Cependant, si cette annonce devrait donc être perçue comme une bonne nouvelle par la catégorie imposable concernée, le contribuable n’est pas prêt à toutes les concessions en contrepartie. Alors que 63 % des Français considèrent qu’ils paient trop d’impôts, y compris s’agissant des cotisations sociales (65 %), ils sont défavorables à une diminution des prestations sociales (comptant aussi les retraites financées par les prélèvements obligatoires) en vue d’obtenir une baisse des prélèvements qui les financent.

Surtout, les Français en voulant toujours pour leurs impôts, la plupart des sondés estiment qu’il reste possible d’améliorer la qualité des services publics à niveau de prélèvements inchangé, voire plus faible (41 %). En outre, 83 % des personnes interrogées pensent que l’Etat devrait dépenser plus pour certaines missions et moins pour d’autres. "Ceci conforte l’utilité des revues de dépenses publiques prévues dans la loi de programmation des finances publiques 2023-2027 et la nécessité d’axer celles-ci sur la qualité et la performance de la dépense, comme l’a préconisé la Cour des comptes ", souligne le Conseil des prélèvements obligatoires.

D’autant que 67 % du panel s'est déclaré insatisfait de l’utilisation qui est faite de l’argent public tandis que seuls 32 % des Français font confiance à l’Etat pour utiliser efficacement l’argent public. "Ce niveau s’accroît à mesure que le niveau de gouvernance se rapproche du citoyen. Il s’élève à 68 % pour les communes, 58 % pour les départements. Le niveau de confiance pour l’Union européenne est de 37 %, un peu supérieur à celui de l’Etat", détaille le CPO.

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