Macro-économie / Taux / OCDE / croissance mondiale / Zone euro
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La zone euro mauvaise élève d’une économie mondiale atone / L’OCDE révise sa croissance à la baisse
La performance de l’économie mondiale en 2024 ne restera pas dans les annales. Si l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) a annoncé réviser à la hausse sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) planétaire pour cette année (+ 0,2 point à 2,9 %), elle parle d’une "croissance modérée amenée à persister". En effet, sa prévision reste inchangée à 3 % pour 2025 quand, en moyenne, la croissance mondiale annuelle atteignait 3,8 % entre 2000 et 2019.
"L’affaiblissement ou le renversement de facteurs cycliques précédemment favorables, tels que l’atténuation post-pandémique des goulets d’étranglement de l’offre, ainsi que les politiques macroéconomiques restrictives dans les principales économies avancées et les tensions structurelles en Chine devraient faire reculer la croissance du PIB mondial", justifient les économistes de l’organisation basée à Paris.
Aux États-Unis, l’excès d’épargne des ménages (430 milliards de dollars en septembre 2023, d’après une étude de la Fed de San Francisco) et la vigueur des dépenses publiques devraient s’atténuer en 2024 (le déficit public s’est affiché à 6,3 % du PIB en 2023), tandis que la baisse de l’inflation renforcera la croissance des salaires réels et permettra d’assouplir les taux d’intérêt directeurs. La croissance du PIB devrait atteindre 2,1 % cette année. Par ailleurs, la hausse de l’activité économique britannique devrait s’établir à 0,7 % en 2024 contre 1 % au Japon.
Parmi les économies avancées, la zone euro fait figure de mauvaise élève. Ressentant les effets du resserrement monétaire (le taux directeur a été relevé de 450 points de base en quatorze mois) sur la demande, la croissance des vingt pays partageant la monnaie unique devrait rester faible pendant la première moitié de 2024 avant de se redresser à mesure que les revenus réels augmentent sous l’effet de la diminution de l’inflation, juge l’OCDE. Son PIB devrait augmenter de 0,6 % en 2024, un chiffre révisé à la baisse de 0,3 point depuis les dernières prévisions de l’organisation internationale.
Dans le détail, la croissance de la France est revue à la baisse de 0,2 point (0,6 %) et celle de l’Allemagne de 0,3 point (0,3 %). L’OCDE n’a pas modifié ses prévisions concernant l’Italie (0,7 %).
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