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Vinci / résultats annuels / CAC 40
Vinci sait décidément comment générer du cash / Mais ne s’avance pas trop sur ses prévisions
Vinci termine l’année 2023 comme il l’avait commencée : avec un nouveau record. C’est son carnet de commandes qui avait fait mouche au premier trimestre, en ayant atteint un niveau de 60,3 milliards d’euros - soit représentant déjà près de quatorze mois d’activité moyenne. Qu’à cela ne tienne, c’est en dépassant son niveau historique de free cash-flow (FCF) atteint au titre de 2022 que le géant de la construction, des concessions et de l’énergie a clos son exercice 2023, dont il a publié les résultats ce mercredi après la fermeture de la Bourse de Paris. Le groupe présidé et dirigé par Xavier Huillard peut désormais se targuer de posséder 6,6 milliards d’euros de flux de trésorerie libre. "Un FCF à la limite de l’imaginaire", titrait d’ailleurs ce matin le cabinet Oddo BHF, dans une note publiée à ce sujet.
Dans le détail, l’activité et les résultats du groupe ressortent en croissance. Le chiffre d’affaires consolidé a atteint 68,8 milliards d’euros, en hausse de 11,6 %. Et l’ensemble des branches d’activité de Vinci a contribué à l’amélioration de son volume d’affaires - sauf celle de l’immobilier, qui a été pénalisée par la chute des transactions immobilières en France. Résultat : son volume d’affaires annuel plonge de 19 % sur un an, à 1,2 milliard d’euros. Le résultat opérationnel sur activité du groupe affiche quant à lui une hausse annuelle de 22,5 %, à 8,4 milliards d’euros et les bénéfices nets se fixent à 4,7 milliards d’euros.
Les aéroports en vedette
Et puis, le free cash-flow : sa progression reflète, tout d’abord, celle de son excédent brut d’exploitation (Ebitda), a expliqué Vinci. Il a grimpé de 17 % par rapport à 2022 pour se fixer à 12 milliards d’euros à fin 2023. Soit 17,4 % du chiffre d’affaires. "Vinci Airports contribue pour moitié à cette hausse, conséquence du redressement du trafic aérien, de l’augmentation du revenu par passager, d’une bonne maîtrise des charges et de l’intégration d’OMA", a souligné l'entreprise du CAC 40.
De fait, si l’ensemble de sa branche Concessions s’est bien porté en 2023 (10,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 19 % à structure réelle), Vinci Airports affiche une croissance de 47 % à structure réelle sur un an. En comparaison à 2019, année de référence ayant précédé la crise sanitaire, l’activité ressort en progression de 12 %.
Un ensemble d’Ebitda solide qui sera donc venu soutenir la génération de trésorerie du groupe. Celle-ci a également bénéficié d’une amélioration du besoin en fonds de roulement, grâce à un niveau élevé d’encaissements clients en fin d’année. Enfin, l’effet du décalage dans le temps de certains investissements, notamment dans les nouveaux projets d’énergie renouvelable démarrés plus tardivement que prévu, a aussi profité au free cash-flow.
Le PLF 2024 entre dans la danse
À noter, de plus, que Vinci Énergies et Vinci Construction auront respectivement contribué à ce cash-flow libre à hauteur d’1,4 milliard d’euros et d’1,2 milliard d’euros. C’est moins que Vinci Autoroutes (2,7 milliards d’euros), mais les deux segments d’activité réalisent une performance "remarquable avec des taux de transformation en cash de leur résultat net largement supérieurs à 100 %. Le cash-flow libre de Cobras IS est proche de l’équilibre malgré des investissements importants, liés notamment à la construction de nouveaux projets d’énergie renouvelable", a ajouté Vinci. Des résultats solides auxquels s’ajoute une performance opérationnelle de bonne facture. À fin 2023, le carnet de commandes ressort par ailleurs en progression de 7 % sur un an, à 61,4 milliards d’euros.
Un niveau de commandes pas très éloigné du record atteint en début d’année… ce qui aura peut-être poussé Vinci à rester prudent sur ses prévisions ? Si le groupe a précisé aborder l’année 2024 avec confiance, "en dépit d’un contexte géopolitique et macroéconomique incertain", l’entreprise envisage une hausse de son chiffre d’affaires d’une "ampleur moindre que celle réalisée en 2023". Les résultats devraient néanmoins être orientés à la hausse. La tendance reste aussi décrite avant la prise en compte de la nouvelle taxe sur les infrastructures de transport de longue distance intégrée dans le projet de loi de finances pour 2024, a pointé le groupe, dont il estime l’impact à près de 300 millions d’euros. "Malgré [cela], le résultat net en 2024 pourrait être proche du niveau atteint en 2023", a rassuré Vinci.
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