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ESG / ESG / relations investisseurs / Intelligence artificielle

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ESG / relations investisseurs / Intelligence artificielle

L’ESG est loin d’avoir été laissé-pour-compte par les investisseurs en 2023 / Et fait davantage valoir son G

Des conditions de marché incertaines et des débats à ce sujet n’auront pas fait plier l’importance accordée par les investisseurs aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les entreprises souhaitent donc maintenir le cap en la matière, notamment sur le plan de la gouvernance et jusque dans les conseils d’administration.
(Photo by Vincent Feuray / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Vincent Feuray / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Des conditions de marché houleuses et une grogne qui monte de part et d’autre du globe à l’égard des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) auraient pu laisser penser que les investisseurs préfèreraient accorder peut-être moins d’importance à l’ESG. Et pourtant : les indicateurs extra-financiers conservent leur importance pour ces derniers. C’est en tout cas ce qu’ont indiqué 90 % des 150 responsables relations investisseurs interrogés par la dernière étude de l’agence Citigate Dewe Rogerson, indiquant une stabilisation ou une augmentation de l’intérêt des investisseurs pour les critères extra-financiers.

De quoi, logiquement pour les entreprises, maintenir leur engagement en faveur de ces enjeux, malgré un certain scepticisme à ce sujet ayant vu le jour en 2023. Plus de la moitié des répondants ont déclaré être en bonne voie pour atteindre leurs objectifs ESG ou net zéro. Mais sans grande surprise puisque le sujet fait toujours plus parler de lui, les responsables des relations investisseurs ont décelé un bémol : celui des données extra-financières, réclamant ainsi un cadre de reporting plus normalisé afin de réduire le temps passé à répondre aux demandes en la matière.

 

Les rémunérations ne s’alignent pas encore

 

Si l’attention pour l’ESG semble donc toujours être bien présente parmi les investisseurs et que la question environnementale prend souvent le devant de la scène, le S et le G n’en ont pourtant pas été oubliés. D’ailleurs, la gouvernance prend de plus en plus sa part. Les entreprises dotées d’un comité d’ESG au niveau du conseil d’administration sont toujours plus nombreuses.

La proportion s’est affichée à 64 % au titre de 2023, contre 58 % l’année passée. En 2020, seuls 37 % des répondants avaient répondu favorablement à cette question. Pour autant, la question peine encore à être reliée aux rémunérations. Un peu plus de la moitié des répondants ont pointé que ces dernières n’avaient aucun lien entre la rémunération des cadres. La proportion reste néanmoins en légère hausse par rapport à l’année d’avant.

 

Plus de prérogatives

 

Des questions d’ESG dont s’occupent d’ailleurs davantage ces responsables des relations investisseurs (à hauteur de 38 %) et qui ne font pourtant pas partie des premières de leurs prérogatives. De fait, leur champ d’action semble s’étendre : moins de 30 % des répondants ont indiqué s’occuper uniquement des relations avec les investisseurs. Il en va de même concernant la communication (38 %), la stratégie (32 %) ou encore des fonctions de trésorerie ou de finance d’entreprise (27 %). Une extension de leurs activités qui survient aussi à un moment où les conditions de marché sont plus complexes et les budgets pour leurs équipes restent en majorité inchangés, pointe l’étude.

Alors sur certains pans, l’intelligence artificielle (IA) pourra peut-être venir en soutien. Si seuls 33 % des responsables des relations investisseurs ont indiqué avoir intégré l’IA dans leur activité (malgré tout dix points de plus qu’en juin 2023), les répondants ont fait part d’une utilisation d’outils pour, notamment, la rédaction de communications externes, l’intelligence de marché ou encore, dans une moindre proportion, l’analyse de sentiment. "En ce qui concerne les perspectives futures, ils identifient également des opportunités quant à l’utilisation de ces outils pour accroître l’efficacité des processus, générer des transcriptions d’appels ou encore effectuer une analyse de données plus approfondie", indique l’étude.

 

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