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Iliad / Thomas Raynaud

Iliad et Xavier Niel investissent la Suède / Freya va prendre 19,8% de l’opérateur Tele2

Le groupe de télécoms dirigé par Thomas Reynaud, associé à la holding NJJ de son fondateur Xavier Niel, va racheter 19,8 % de l’opérateur suédois Tele2, et en devenir l’actionnaire de référence via le véhicule d’investissement spécialisé Freya. Une nouvelle étape de la stratégie de croissance du sixième opérateur télécoms européen.
Thomas Reynaud, le directeur général d'Iliad - Xavier Popy REA
Thomas Reynaud, le directeur général d'Iliad - Xavier Popy REA

Iliad poursuit l’extension de son empreinte géographique sur le Vieux continent. Le récent échec de son projet de fusion avec Vodafone en Italie n’a pas entamé les ambitions de l’ex-trublion des télécoms fondé par Xavier Niel. L’opérateur français, déjà devenu le numéro quatre des télécoms italiens et le deuxième acteur du secteur en Pologne en quelques années, s’apprête à se doter d’une importante tête de pont en Suède. Celle-ci va prendre la forme d’une prise de participation au capital du groupe Tele2.

Le montage est astucieux. Le véhicule d’investissement spécialisé Freya, détenu conjointement par Iliad et NJJ Holding, la holding personnelle de Xavier Niel, a conclu un accord portant sur l’acquisition en numéraire d’environ 19,8 % du capital de l’opérateur scandinave, pour un montant d’environ 13 milliards de couronnes suédoises, soit 1,16 milliard d’euros. Le recours à cette solution ayant pour avantage de limiter l’impact de l’opération sur ratios financiers du groupe, puisque la transaction sera financée à hauteur de 500 millions d’euros par la holding de tête Iliad holding (qui contrôle la holding Holdco II SAS, qui contrôle Iliad) et les 650 millions d’euros restants par NJJ Holding et Freya. En conséquence, la transaction se traduira par une augmentation modérée de 0,14 fois du levier financier au niveau d’Iliad Holding, tandis que celui d’Iliad restera inchangé.

Le choix de Tele2 n’est pas fortuit. Iliad et Xavier Niel s’intéressaient en réalité à Tele2 depuis plusieurs années. "C’est une entreprise qui nous ressemble à plusieurs égards. C’est un opérateur alternatif avec un esprit entrepreneurial et une forte capacité d’innovation, qui a acquis d’importantes positions sur un secteur d’activité très exigeant en Europe", souligne à WanSquare Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad. De fait, Tele2 détient environ 28 % du marché du mobile en Suède, et dispose d’une présence importante dans les trois pays baltes : Lettonie, Lituanie et Estonie. Avec au total, un peu plus de 8 millions d’abonnés entre l’Europe centrale et l’Europe du Nord. De quoi permettre à Iliad de franchir une nouvelle étape dans ses ambitions sur un marché des télécoms européens, dont il est aujourd’hui le sixième acteur avec 48 millions d’abonnés.

Pourquoi maintenant ? Parce que l’occasion s’est présentée de monter au capital de cette société fondée en 1993 par Jan Stenbeck, surnommé le "Rupert Murdoch suédois", décédé en 2002, connu pour sa volonté de briser les monopoles. La famille Stenbeck, à travers son holding Kinnevik, a décidé de sortir après avoir créé la société et accompagné son développement, et Iliad et Xavier Niel ont saisi l’opportunité. "Nous avons un très grand respect pour ce que les actionnaires, le management et les équipes de Tele2 ont réalisé. Nous sommes ravis que Kinnevik ait choisi Freya comme nouvel actionnaire de référence et impatients de contribuer au prochain chapitre de croissance de Tele2", commente également Thomas Reynaud.

En termes de calendrier, l’opération est prévue pour être réalisée en trois tranches. La première juste après la signature, portant sur 4,5 % du capital. La seconde, qui fera monter Freya à 18,8 % de Tele2 devrait être bouclée au deuxième trimestre. A l’issue de la troisième, devant intervenir au plus tard au cours du troisième trimestre 2024, Freya détiendra 19,8 % du capital et moins de 30 % des droits de vote de Tele2.

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