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Ce que le projet "Libra" va changer
Au mois d'avril dernier, le tout-puissant Mark Zuckerberg disait vouloir créer sa propre monnaie électronique, un nouveau projet dit "Libra", dont la seule annonce avait contribué à rassurer les marchés sur l'avenir porteur des actifs électroniques.
Demain, deux milliards d'utilisateurs pourront transférer et stocker cette monnaie virtuelle, qui devrait être indexée sur la monnaie américaine, favorisant encore la dollarisation de nos économies. Ce que permet déjà le WeChat chinois, grâce auquel un milliard d'utilisateurs s'envoient de l'argent, commandent des taxis ou jouent à des jeux d'argent. Visa, l'un des plus grands réseaux de paiements au monde, peut traiter jusqu'à 65.000 transactions par seconde. Concrètement, il est difficile d'estimer le nombre de transactions que Libra traitera au quotidien, mais c'est l'un des plus grands points de réflexion actuels, soit la gestion du nombre de paiements en fonction de la croissance potentielle du projet.
Le second point de discorde tient à la réglementation. Facebook, dont la réputation a récemment été mise à mal par sa mauvaise capacité de gestion et son utilisation faite des données des utilisateurs, devra faire face à un niveau élevé d'examens. Les entreprises qui seront en charge du traitement des paiements ont besoin d'un permis dans chaque territoire où elles exercent leurs activités, ce qui peut parfois prendre des années. Les analystes s'attendent à ce que Facebook s'allie à d'autres sociétés, qui peuvent facilement fournir ce type de licence.
Si le projet voit le jour - qui eu égard à la ténacité historique du dirigeant de Facebook, a toutes les chances de se réaliser -, la communauté du réseau social passera davantage de temps sur la plateforme, une visibilité accrue qui pourrait rapporter gros du côté des recettes publicitaires. Mais c'est aussi la porte ouverte à de nouveaux partenariats. Sans surprise, Uber fait d'ailleurs déjà parti des co-investisseurs.
Les Échos révèlent cette après-midi que Xavier Niel, le patron de Free, serait lui aussi devenu partenaire du projet. Selon le quotidien, sa maison-mère Iliad aurait de fait mis au moins 10 millions d'euros sur la table, de quoi lui apporter automatiquement un serveur de la future blockchain. Contacté par WanSquare, le milliardaire a dit ne pas vouloir confirmer l'information à ce stade.
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