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Conseil d'administration / renouvelable / greenwashing

Les conseils d’administration veillent au grain sur les investissements renouvelables / La pression est d'autant plus élevée en France

La pression interne pour investir dans des sources d’énergies renouvelables grandit, observe la dernière étude du cabinet d’avocats Ashurst. De quoi donner plus de substance aux stratégies de transition énergétique des entreprises, alors même que le risque de litige concernant ces sujets devrait augmenter au cours des prochaines années.
PORTUGAL - LOURAL ECO VILLAGE
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Les stratégies de transition énergétique des entreprises n’ont plus le choix que d’être tangibles. Car si les clients, les régulateurs ou les organisations non gouvernementales (ONG) ne manquent pas, légitimement, d’accroître la pression sur les sociétés, les feuilles de routes environnementales se font aussi passer au crible en interne.

Et selon la dernière étude du cabinet d’avocats Ashurst, "Les technologies au service de l’avenir", il semblerait que les conseils d’administration n’aient pas dit leur dernier mot à ce sujet. De fait, trois quarts des 2 000 cadres supérieurs et gestionnaires impliqués dans la prise de décision énergétique et interrogés par la firme dans les pays du G20, ont indiqué que la pression de leurs propres conseils pour investir dans les énergies renouvelables était de "significative" à "extrême". Ce qui dépasse ainsi celle émanant des régulateurs, des consommateurs, des médias, des employés ou encore des ONG.

 

Cinq points en un an

 

La proportion s’affiche d’ailleurs en hausse. Celle de dirigeants à avoir indiqué que leurs conseils d’administration les poussaient à investir dans les énergies renouvelables d’une manière "extrême" s’est accrue de cinq points en un an.

Que les conseils d’administration s’inquiètent des investissements renouvelables de leurs entreprises semble logique. Il y a l’urgence de la transition énergétique, les réglementations qui évoluent en ce sens, mais aussi le risque de litige qui s’accroît. Ce dernier concerne les allégations d’écoblanchiment ainsi que les tentatives d’empêchement d’approbation de projets énergétiques, en raison de leur impact négatif sur l’environnement, l’archéologie, la culture ou tout autre aspect sociétal. Et, enfin, les questions relatives au déclassement des actifs à la fin de leur durée de vie utile. À ce sujet, les interrogés l’assurent, à hauteur de plus de deux tiers : ce risque ira en grandissant sur les cinq prochaines années.

 

L’exception française

 

Par ailleurs, qu’il s’agisse de la pression des conseils d’administration ou de l’estimation d’une augmentation des risques de litiges à venir, la France fait figure d’exception. En effet, elle se place systématiquement (bien) au-dessus des réponses.

Alors que la moyenne mondiale s’affiche à 75 % concernant l’accroissement de la pression interne, de la part des conseils d’administration, pour investir dans le renouvelable, les dirigeants français ont répondu positivement à cette question à plus de 80 %. Et du côté de la prévision de l’augmentation des litiges à venir, même constat. "Les organisations françaises se distinguent particulièrement, puisque près de trois sur quatre (73 %) prévoient une augmentation des litiges au cours [des cinq prochaines années]. Plus de quatre organisations françaises sur dix attribuent cette situation à des facteurs environnementaux et sociaux (41 %). En outre, elles pensent que les problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement (40 %), une préoccupation également partagée par près de la moitié (49 %) des organisations allemandes, seront un problème pour elles", explique l’étude d’Ashurst.

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