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Crise énergétique ; Renouvelable ; Nucléaire ; Émissions de CO2 ; Agence internationale de l'énergie ; AIE ; Électricité

Environnement / crise énergétique / renouvelable / nucléaire / emissions de CO2

Environnement
crise énergétique / renouvelable / nucléaire / emissions de CO2

Comment sera absorbée l’accélération de la demande mondiale d’électricité d’ici à 2025 / Les énergies propres devraient y répondre quasi-exclusivement

Malgré la crise énergétique, la demande d’électricité continue de progresser à peu près partout dans le monde. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie estime que le renouvelable et le nucléaire devraient couvrir 90 % des nouveaux besoins en électricité d’ici 2025.
L’AIE estime que le renouvelable et le nucléaire devraient couvrir 90 % des nouveaux besoins en électricité d’ici 2025 (Paul Langrock/LAIF-REA)
L’AIE estime que le renouvelable et le nucléaire devraient couvrir 90 % des nouveaux besoins en électricité d’ici 2025 (Paul Langrock/LAIF-REA)

Après un léger ralentissement en 2022, à 2 %, à cause de la crise énergétique et de conditions climatiques exceptionnelles, la demande mondiale d’électricité devrait s’accélérer pour atteindre une moyenne de 3 % par an jusqu’en 2025. Bonne nouvelle pour le climat, cette hausse sera presque couverte dans son intégralité par les énergies renouvelables et le nucléaire, indique l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans un récent rapport. "Nous sommes proches d’un point de basculement pour les émissions du secteur de l’électricité", a souligné Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, tout en incitant les gouvernements à ne surtout pas relâcher l’effort afin que "le monde puisse garantir un approvisionnement en électricité sûr tout en atteignant les objectifs climatiques".

À peine sortie des restrictions liées au Covid-19, la Chine devrait représenter à elle seule un tiers de la consommation mondiale d’électricité d’ici 2025, contre 25 % en 2015, et presque la moitié des nouvelles installations de renouvelable. Ainsi, au cours des trois prochaines années, plus de 70 % de la croissance de la demande mondiale d’électricité devrait provenir de Chine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est. Dans le même temps, les économies avancées consommeront également plus d’électricité afin de poursuivre la décarbonation des secteurs du transport, du chauffage et de l’industrie notamment. Au total, la demande mondiale devrait augmenter d’environ 2 500 térawattheures d’ici trois ans, soit "plus du double de la consommation annuelle du Japon", indique l’AIE.

Face à cela, "les énergies renouvelables et le nucléaire progressent suffisamment vite pour satisfaire presque entièrement cet appétit supplémentaire", s’est réjoui Fatih Birol. D’après l’institution, 90 % de la demande supplémentaire pourrait ainsi être absorbée par les énergies propres. En effet, le renouvelable devrait croître plus que toutes les autres sources d’énergie combinées, de 9 % par an sur 2023-2025, tandis que sa part dans le mix énergétique mondial devrait passer de 29 % en 2022 à 35 % en 2025. Le nucléaire, quant à lui, devrait croître de 3,6 % par an.

 

Des émissions de CO2 stables

 

Si les émissions mondiales de CO2 liées à la production d’électricité ont augmenté de 1,3 % en 2022, ce chiffre constitue néanmoins un net ralentissement par rapport à la hausse vertigineuse de 6 % enregistrée en 2021 à cause de la reprise post-Covid. Il semble désormais "peu probable" que le secteur électrique accroisse fortement son empreinte, même s’il reste très émetteur car encore largement basé sur des centrales à charbon ou à gaz.

Ainsi, le recul du recours aux centrales à gaz dans l’Union européenne au rythme actuel devrait être compensé par une "croissance significative" de leur utilisation au Moyen-Orient. Pareillement, les baisses de la production d’électricité à partir du charbon en Europe et aux États-Unis devraient s’équilibrer avec la hausse attendue en Asie Pacifique, malgré le déploiement du nucléaire à marche forcée et le redémarrage de centrales dans certains pays comme le Japon.

"Cela signifie qu’après avoir atteint un niveau record en 2022, les émissions de dioxyde de carbone provenant de la production mondiale d’électricité devraient rester à peu près au même niveau jusqu’en 2025", conclut l’AIE.

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