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Macro-économie / Taux / esma / Innovation / greenwashing

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esma / Innovation / greenwashing

L’Esma fait son introspection annuelle / Son rapport annuel érige en priorité les travaux sur la finance durable et l’innovation

L’épée de Damoclès du greenwashing pèse sur le secteur financier mondial et européen et sur sa crédibilité. Le rapport annuel de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) met au premier plan les nombreuses actions menées en la matière et espère qu’elles seront le prélude à bien d’autres. L’innovation la préoccupe également et ce quel que soit le secteur.
Biodiversité. Francesco Fanti / Robert Harding RF / robertharding via AFP
Biodiversité. Francesco Fanti / Robert Harding RF / robertharding via AFP

Les placements aux caractéristiques non financières ont le vent en poupe et leur demande s’accroît. Néanmoins cette demande accrue des investisseurs s’accompagne également de la récurrence de plus en plus grande de la problématique du greenwashing. Un sujet sur lequel l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) clame être proactive sur la question.

Elle en veut pour preuve les différents travaux qu’elle a menés seule ou conjointement, dont un "appel à contribution sur le greenwashing afin de recueillir les avis des parties prenantes concernées, qui seront analysés par les autres autorités européennes de surveillance et pris en compte dans leurs rapports intermédiaires et finaux. L’objectif de cet exercice était de mieux comprendre le phénomène de l’écoblanchiment ".

 

Données sous surveillance

 

La publication de l’ESMA se fait également l’écho d’une lettre à la Commission "résumant les résultats d’un appel à contribution sur la structure du marché de l’UE pour les fournisseurs de notation ESG". Cette dernière fait état de près de "59 fournisseurs [qui] sont actifs dans près de la moitié des États membres de l’UE" et d’un "marché [...] dominé par quelques grands fournisseurs extracommunautaires et par de nombreuses petites entités européennes".

Une des lacunes soulignée par les équipes de Verena Ross se trouve dans les "interactions des répondants avec les fournisseurs, notamment en ce qui concerne la transparence, la rapidité du retour d’information et la correction des erreurs ". L’ESMA a également communiqué sur "la mise en œuvre des lignes directrices sur la divulgation des facteurs ESG dans les communiqués de presse des agences de notation". Elle se félicite d’un côté "que le niveau global de divulgation a augmenté depuis l’introduction des lignes directrices, mais qu’il y a encore un niveau élevé de divergence entre les agences de notation, ce qui signifie qu’il y a encore de la place pour une amélioration."

Tout particulièrement "en ce qui concerne l’étendue de la divulgation sur les facteurs environnementaux", l’institution incite également à "expliquer pourquoi les facteurs ESG ont été considérés comme non significatifs, en particulier pour les émetteurs ‘ESG extrêmes’", afin de mieux éclairer les investisseurs.

 

Innovation mesurée

 

Verena Ross a profité de son avant-propos pour rappeler que " la numérisation crée également un monde de plus en plus sans frontières, où la coordination et la coopération en matière de surveillance sont essentielles, que ce soit au sein de l’UE ou au-delà de ses frontières". De quoi laisser penser que si "l’ESMA a participé activement à divers chantiers mondiaux, notamment dans les domaines de l’innovation et de la durabilité ", ce n’est pas pour s’arrêter en si bon chemin et que les travaux à l’échelle européenne n’auront du sens que s’ils trouvent de l’écho ailleurs.

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