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Le consortium exerce son droit de réponse pour la reprise de Believe / Des accords fermes signés et une connaissance légitime de l'entreprise

Après que Warner Music Group a dévoilé son intérêt à envisager potentiellement la reprise de Believe, le consortium formé par le cofondateur de l’entreprise et les fonds TCV et EQT, à l’origine de la seule offre proposée, a organisé sa riposte. Une manière de clarifier auprès du marché que des accords fermes et définitifs ont déjà été signés en vue de lui permettre d’acquérir 72 % du capital et de souligner sa légitimité à accompagner l’entreprise dans la suite de son développement.
(Photo by Jonas Walzberg / DPA / DPA Picture-Alliance via AFP)
(Photo by Jonas Walzberg / DPA / DPA Picture-Alliance via AFP)

Jeudi matin, Warner Music Group (WMG) levait le voile sur l’identité de l’acteur ayant marqué son intérêt pour la reprise de Believe. La major américaine confirmait effectivement avoir approché l’entreprise française spécialiste des services numériques de distribution musicale "pour entamer des discussions en vue d’un rapprochement potentiel". Mais aussi de pouvoir être en mesure de valoriser les titres de l’entreprise à un minimum de 17 euros par action – soit deux euros de plus que l’offre proposée par le consortium formé par le cofondateur et dirigeant de l’entreprise Denis Ladegaillerie et les fonds EQT et TCV. Et alors que ce dernier a décidé de renoncer à la clause suspensive de la réception d’un avis motivé du conseil d’administration de Believe sur son offre visant à acquérir 72 % du capital, qui aurait pris la suite de la réception d’un rapport émis par un expert indépendant, WMG estimait que "la validité de cette renonciation est contestable". Dans la mesure où elle serait jugée comme "contraire à la réglementation boursière française – laquelle à vocation à protéger les actionnaires (en ce compris les vendeurs et leurs investisseurs)", pointait WMG dans son communiqué.

En tout état de cause, vendredi matin, le consortium a donc fait valoir son droit de réponse. Prenant note de cette "manifestation d’intérêt exploratoire et non engageante", il a riposté point par point. Tout d’abord, bien que l’acquisition de blocs (dont découlera une offre publique d’achat, OPA), auprès de XAnge, Ventech, TCV Luxco BD et Denis Ladegaillerie lui-même, n’ait pas encore été réalisée, un accord ferme et contraignant a été signé entre les parties.

Une source proche du consortium l’affirme à WanSquare : il résulte d’un processus concurrentiel au cours duquel huit fonds d’investissement ont été sollicités. TCV, actionnaire de longue date, a souhaité en être. Tandis qu’EQT cochait les cases de société européenne, d’investisseur chevronné dans le secteur de la musique (Pophouse, Epidemic Sound etc.), et d’avoir un historique de soutien aux sociétés de croissance traçable. Enfin, le fonds suédois avait prononcé l’offre la plus intéressante parmi les trois reçues. Par ailleurs, en parallèle, d’autres acquéreurs stratégiques potentiels auraient été approchés - dont de grands noms de l’industrie musicale -. Renoncer à la clause suspensive d’avis du conseil d’administration aurait en fait seulement permis de clarifier auprès du marché qu’un accord privé, définitif et financé, engageait fermement les différentes parties. Mais s’agissant du rapport d’un expert indépendant, il sera bien émis au moment du lancement de l’offre afin que les actionnaires minoritaires décident, ou non, d’apporter leurs titres à l’OPA qui devra être lancée.

Et puis, ajoute le consortium dans sa communication, cette condition suspensive avait été stipulée à son bénéfice, afin de lui permettre de ne pas donner suite à l’acquisition si le retrait de la cote n’apparaissait pas réalisable. En tout cas, il a confirmé "qu’il déposera, après l’acquisition du bloc de 71,92 %, une offre publique d’achat obligatoire pour acquérir les 28 % restants au même prix de 15 euros payé aux actionnaires vendeurs du bloc, comme l’exige la réglementation française en matière d’offre publique d’achat".

Le consortium a aussi insisté sur sa position légitime à accompagner la poursuite du développement de la société. Puisque WMG estimait donc de son côté pouvoir représenter un soutien stratégique et financier pour Believe, le consortium réfute : Denis Ladegaillerie est le cofondateur et dirigeant de l’entreprise, tandis que TCV accompagne la société depuis 2014 et qu’EQT a les atouts nécessaires pour appuyer les ambitions de la pépite de la musique. Un appui qui devrait, pour le consortium, permettre à Believe de saisir les prochaines opportunités à venir "tout en préservant ses caractéristiques : son esprit entrepreneurial et résolument indépendant".

 

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