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La France, moteur de croissance des dividendes au niveau mondial / Un nouveau record historique atteint en 2023

Avec 63,2 milliards d’euros distribués l’année dernière, les entreprises françaises ont reversé à leurs actionnaires un montant record de dividendes, selon le dernier rapport de la société de gestion Janus Henderson. Une croissance que l’Hexagone doit davantage au secteur des produits de consommation et à l’industrie, comme Engie, qu’aux banques, à l’inverse de la tendance mondiale.
Paris (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Paris (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Comme l’avait prédit la société de gestion Janus Henderson, la baisse de distribution de dividendes constatée au niveau mondial au troisième trimestre dernier n’aura bien été qu’un trompe-l’œil. Les dividendes mondiaux ont atteint un nouveau sommet en 2023 en augmentant de 5,0 % sur une base sous-jacente pour atteindre le chiffre record de 1 669 milliards de dollars. "L’année s’est terminée sur une note particulièrement positive, les dividendes du quatrième trimestre ayant augmenté de 7,2 % sur une base sous-jacente, grâce à la vigueur de l’Europe, du Royaume-Uni et du Japon ", peut-on lire dans le rapport Global Dividend Index publié par la société de gestion. "Le pessimisme concernant l’économie mondiale s’est avéré infondé en 2023. Les flux de trésorerie des entreprises dans la plupart des secteurs sont restés solides et fournissent une grande puissance de feu pour les dividendes et les rachats d’actions", a commenté Ben Lofthouse, responsable de l’équipe Global Equity Income chez Janus Henderson.

 

Engie, contributeur essentiel 

 

De fait, 22 pays ont enregistré des versements record, et parmi eux, la France, où les dividendes ont atteint le montant historique de 68,7 milliards de dollars (63,2 milliards d’euros), soit une augmentation de 10,3 % sur une base sous-jacente et un nouveau record. Au quatrième trimestre, les dividendes ont progressé de 5,2 % sur une base sous-jacente. "97 % des entreprises ont augmenté ou maintenu leurs dividendes, ce qui est nettement supérieur à la moyenne mondiale et européenne, et plus élevés qu’aux Etats-Unis ", constate-t-on dans le rapport.

La seule réduction significative est imputable à EDF, avant sa nationalisation et sa radiation de la cote, en raison des pertes colossales de l’entreprise (18 milliards d’euros en 2022). "A l’inverse, la contribution la plus importante à la croissance est, de loin, à mettre au crédit d’Engie, qui a versé son plus important dividende en dix ans et représente un quart de l’augmentation des distributions de la France ", précise Janus Henderson.

Un tiers de la hausse française provient du secteur des produits de consommation, comme L’Oréal et Hermès, et un quart des sociétés industrielles comme les groupes Safran ou Vinci.

 

De bon augure pour 2024

 

A noter que contrairement à de nombreux autres pays européens, les banques ne sont pas les principaux moteurs de la forte hausse constatée en 2023 en France.

En effet, au niveau mondial, et notamment dans les pays émergents, les banques auront contribué pour près de la moitié de la croissance des dividendes, alors qu'elles ne représentent qu’un sixième du montant total distribué. L’augmentation sous-jacente de 15 % permettant d’atteindre le chiffre record de 220 milliards de dollars. "Cela reflète principalement la capacité des banques à réaliser des bénéfices plus importants maintenant que les taux d’intérêt sont normalisés après des années de politique monétaire ultra-accommodante ", explique la société de gestion.

Cependant, pour cette année, les perspectives restent incertaines. " La hausse des taux d’intérêt continuera à peser de plus en plus, entraînant un ralentissement prévisible de la croissance économique mondiale et une augmentation des coûts de financement des entreprises ", explique Ben Lofthouse qui se veut néanmoins optimiste concernant les dividendes, "(ceux-ci) étant moins volatils dans le temps que les bénéfices ", ajoute-t-il.

Pour 2024, la société de gestion prévoit donc une hausse sous-jacente du même ordre que celle de 2023 et des dividendes de 1 720 milliards de dollars, soit une hausse globale de 3,9 %.

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