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Sur les marchés / Actionnariat / CAC 40 / Euronext / investisseurs individuels / Etat français / Société de gestion / BlackRock

Sur les marchés
Actionnariat / CAC 40 / Euronext / investisseurs individuels / Etat français / Société de gestion / BlackRock

Les sociétés de gestion redeviennent le premier actionnaire du CAC 40 / La famille Arnault reste néanmoins en tête du Top 10 des investisseurs

Si selon la dernière édition de l’étude annuelle sur l’actionnariat des sociétés du CAC 40 d’Euronext, les gestionnaires d’actifs sont redevenus les premiers investisseurs de l’indice phare de la Bourse de Paris, il n’en reste pas moins que les grandes familles ne cessent de confirmer leur poids, les familles Arnault, Hermès et Bettencourt détenant toujours les trois premières places du classement des investisseurs.
Euronext  (Photo by Joao Luiz Bulcao / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Euronext (Photo by Joao Luiz Bulcao / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Le règne des grandes familles aura-t-il finalement été de courte durée ? Alors qu’elles avaient réussi à détrôner, en 2021, les sociétés de gestion du premier rang des actionnaires du CAC 40, ces dernières ont su redémontrer leur puissance en 2022. Les gestionnaires d’actifs détenaient en effet, à fin 2022, 26 % de l’actionnariat du CAC 40 contre 21 % pour les grandes familles (stable par rapport à l’année précédente), selon la dernière édition de l’étude annuelle d’Euronext, dévoilée à l’occasion de sa conférence annuelle organisée ce mardi. "Dans le détail, la gestion passive a progressé de plus de 6 % par rapport à 2021, à travers plus de 900 fonds passifs dans les deux indices ", souligne Mathieu Caron, head of primary markets d'Euronext. Dans le top 5 des gestionnaires d’actifs, représentant 8,6 % du CAC 40 (+0,9 % sur un an), l’on retrouve en pole position BlackRock (2,3 %), suivi de Vanguard (2,3 %), Capital Group (1,9 %), Fidelity Investment et Amundi.

 

Toujours les trois mêmes familles en tête

 

L’actionnariat familial a néanmoins continué à confirmer son poids significatif dans l’indice phare de la Bourse de Paris, une tendance qui ne cesse d’ailleurs de croître depuis 2012 (+11,2 %). "C’est l’effet de deux points combinés. Le premier est la relative surperformance des sociétés du secteur du luxe avec un actionnariat familial très fort. Sur les cinq dernières années, de 2018 à 2022, les valeurs phares comme Hermès, LVMH ou L’Oréal se sont fortement appréciées : +198 % de performance pour Hermès, +163 % pour LVMH et +66 % pour L’Oréal. Le second est dû à l’entrée dans le CAC 40 en 2021 d’Eurofins Scientific, à l’actionnariat familial important également (famille Martin, ndlr) et à la création de Stellantis et l’entrée de la famille Agnelli dans l’indice la même année", explique Mathieu Caron.

D’ailleurs, si les sociétés de gestion sont redevenues les premiers investisseurs du CAC 40 en 2022, il n’en reste pas moins que ce sont bien les familles Arnault (7,8 %), Hermès (4,8 %), et Bettencourt Meyers (2,9 %) qui restent les plus grands actionnaires au capital des quarante plus fortes capitalisations boursières parisiennes. "Au total, les cinq premières familles du top 10 représentent 18 % du CAC 40 ", poursuit-il.

Quelques changements cependant depuis l’édition précédente de l’étude : la famille Del Vecchio a remplacé la famille Dassault à la dixième place du classement des actionnaires du CAC 40, grâce aux excellentes performances d’EssilorLuxottica en 2022.

 

Progression des investisseurs particuliers

 

Le troisième groupe d’actionnaires identifié du CAC 40 est celui des investisseurs individuels passant de 4,6 % des parts à 5,3 % à fin 2022. "Il s’agit d’une augmentation notable. L’on notera que le nombre de sociétés qui mettent en avant la part des actionnaires particuliers dans leur rapport annuel reste relativement stable (21 sociétés en 2021 et 20 en 2022) et parmi elles, les investisseurs représentent 9 % du capital, soit une progression de 1 % sur un an ", souligne le responsable des marchés primaires d’Euronext.

Leur comportement de trading (transactions réalisées sur les marchés d’Euronext Paris) a lui aussi évolué. "Nous constatons qu’ils sont nets vendeurs (flux de 1,1 milliard d’euros, en baisse par rapport à 2021 avec 2,3 milliards d’euros et dans seulement 24 sociétés contre 31 un an plus tôt) et que les volumes journaliers sont en baisse en 2022 (129 millions d’euros échangés contre 160 millions en 2021 et 200 millions en 2020, une année record), une tendance qui s’est poursuivie en 2023. Nous rappelons que leur position est le résultat de la somme des flux d’achat et de vente au prix de marché. Un effet valeur pourrait ainsi expliquer ces résultats divergents", ajoute Mathieu Caron.

 

Un portefeuille qui réussit à l’Etat français

 

Enfin, dernière catégorie, les Etats : "si l’Etat français recule d’une place dans le top 10 des actionnaires du CAC 40, avec 2,2 % des parts (6e rang), au profit de Vanguard, il opère néanmoins une progression par rapport à 221 (1,9 %). Mais il s’agit surtout d’un effet valeur, lié à la performance de son portefeuille portée le secteur de la défense (+60 % de performance pour Thales et +9 % pour Safran)", fait-il remarquer. En 8e position, l’on retrouve l’Etat norvégien, Etat étranger le mieux représenté, qui renforce aussi sa position avec 1,6 % du capital du CAC 40 contre 1,4 % une année plus tôt.

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