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Entreprises / Actions / Euronext / Bernard Arnault / actionnariat familial / CAC 40 / Sociétés de gestion / Hermès / Capitalisation boursière / EDF / investisseurs individuels

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Euronext / Bernard Arnault / actionnariat familial / CAC 40 / Sociétés de gestion / Hermès / Capitalisation boursière / EDF / investisseurs individuels

L’actionnariat familial, premier investisseur du CAC 40 / La famille Arnault en tête

L’époque où les sociétés de gestion étaient les principales actionnaires des sociétés du CAC 40 est révolue. Ce sont désormais les grandes familles qui dominent les investissements au sein de l’indice boursier, selon la dernière étude publiée par Euronext. Et sans surprise, la famille Arnault prend haut la main la première place du classement.
Bernard Arnault, président-directeur général de LVMH (©Eric TSCHAEN/REA)
Bernard Arnault, président-directeur général de LVMH (©Eric TSCHAEN/REA)

Jamais les grandes familles n’ont été aussi puissantes. Elles représentent pour la première fois de l’histoire du CAC 40 la plus grande catégorie d’investisseurs, selon la dernière étude sur les actionnaires du CAC 40 et du SBF 120 publiée par Euronext qui tient aujourd'hui sa conférence annuelle. Elles rassemblaient, en effet à fin 2021, 21,5 % (509 milliards d’euros) de l’actionnariat (avec un droit de vote en assemblée générale) contre 19,3 % en 2020 (et 10 % et 2016), dont 18 % pour les cinq premières familles (40 % de participation moyenne dans 17 entreprises).

Elles détrônent ainsi les sociétés de gestion qui totalisent 20,7 % de l’actionnariat du CAC40 contre 22,9 % l’année précédente. "Deux effets peuvent expliquer ce phénomène : le premier est un effet valeur : les entreprises qui ont un actionnariat familial fort ont surperformé le CAC 40 qui lui a progressé de 29 % en 2021 sur un an. Par exemple, la famille Hermès a pris 75 % sur la période. Par ailleurs, l’entrée d’Eurofins dans le CAC 40 avec un actionnariat familial important (famille Martin) est à relever tout comme la fusion entre Peugeot, Fiat et Chrysler qui a également entraîné l’entrée de la famille Agnelli comme un des actionnaires les plus importants de l’indice ", explique Nicolas Rivard, directeur de l’activité données chez Euronext.

 

Trois familles en tête

 

Dans le trio de tête, l’on retrouve sans surprise en pole position la famille Arnault (LVMH) (7,4 % de l’actionnariat du CAC 40), suivie de la famille Hermès (4,6 %) et de celle des Bettencourt Meyers (3,3 %). A noter que la famille Pinault perd, quant à elle, une place au classement (8ème), avec "seulement" 1,6 % de l’actionnariat total de l’indice. "Les dix premiers actionnaires du CAC 40 n’ont pas beaucoup évolué mais la plupart des familles se sont renforcées. La famille Dassault, par exemple, prend la 10ème place au détriment de Delfin (holding de la famille Del Vecchio, Luxottica) grâce à la performance assez marquée de Dassault Systèmes ", observe Nicolas Rivard. Trois sociétés de gestion font encore également partie des dix premiers investisseurs, à savoir les américaines BlackRock (4ème place) et Vanguard (6ème rang) et Capital Group (7ème).

 

Un Etat actionnaire peu significatif

 

Un poids familial qui a forcément des conséquences sur les autres catégories d’actionnaires. Celui de l’Etat français tombe par exemple à 1,9 % (2,2 % en 2020). "Il s’agit d’une baisse qui traduit finalement une certaine continuité avec les années précédentes. Il n’y a pas eu de changement de participation importante de la part de l’Etat dans les sociétés du CAC 40 (EDF n’en faisant pas partie) mais son portefeuille (il est présent dans près de la moitié des sociétés du CAC40) a tout simplement moins performé que l’indice ", constate le directeur de l’activité données d’Euronext.

 

Cessions de parts

 

De même, les investisseurs dits industriels, c’est-à-dire les sociétés non financières qui investissent dans d’autres entreprises, ont perdu du terrain. Ils représentent désormais 2,7 % de l’actionnariat du CAC 40 (à fin 2021) contre 3,3 % en 2020. "Sept sociétés de l’indice rapportent un actionnariat industriel, ce qui fait une moyenne d’environ 14 % quand cette catégorie représentait 17 % en 2020", souligne Nicolas Rivard. Une tendance à la baisse qui s’explique par plusieurs opérations de cessions importantes comme par exemple celle de Bouygues qui a vendu l’essentiel de sa participation dans Alstom, de Daimler qui a cédé ses parts dans Renault ou encore le rachat par L’Oréal des 4 % d’actions de son capital qui appartenaient à Nestlé, diminuant mécaniquement la part de l’industriel agroalimentaire dans le groupe de luxe.

Enfin, s’agissant des investisseurs particuliers, leur influence a également diminué sur l’ensemble du CAC 40, leur poids passant de 5 % en 2020 à 4,6 % en 2021. " Mais si on se focalise uniquement sur les 21 sociétés qui publient ce chiffre (tout le monde ne le fait pas), on constate que l’actionnariat individuel est en nette croissance puisqu’il passe de 7,2 % à 8 % ", relève Nicolas Rivard. Autre constat intéressant, leur comportement de trading a changé. Ils se sont montrés davantage vendeurs en 2021 (à hauteur de 2,3 milliards d’euros) alors qu’ils avaient été plutôt acheteurs en 2020. A noter en outre qu’ils sont restés actifs avec environ 160 millions d’euros échangés tous les jours à l’achat ou à la vente sur l’année 2021, l’année 2020 ayant été exceptionnelle avec 200 millions d’euros de transactions.

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