Asset, Management / Amundi / Gestion d'actifs / Femmes / Numérique / investisseurs individuels
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Amundi / Gestion d'actifs / Femmes / Numérique / investisseurs individuels
Des investisseurs particuliers bien adeptes du digital / Moins confiantes, les femmes sont encore à aller convaincre
Les plateformes digitales se font la part belle chez les investisseurs particuliers. Capacité à avoir accès à ses informations à n’importe quel endroit, rapidité, aisance à utiliser des services digitaux… autant d’arguments qui ont convaincu près des deux tiers des investisseurs individuels à réaliser leurs activités (au moins en partie) au travers de moyens digitaux, révèle une étude internationale commanditée par Amundi.
Le reflet d’une pratique démocratisée et pas seulement chez les plus jeunes : si 66 % des particuliers âgés de 21 à 30 ans réalisent au moins une partie de leurs placements financiers par voie numérique, la proportion n’est pas beaucoup inférieure chez leurs aînés. Elle s’affiche en effet à 59 % dans la tranche d’âge des 50 à 60 ans.
C’est plutôt du côté de la taille du patrimoine que la différence s’illustre. Alors que 59 % des investisseurs dont les actifs sont inférieurs à 20 000 euros réalisent leurs activités exclusivement de manière digitale ou hybride, la statistique s’élève à 70 % chez les plus fortunés (plus de 150 000 euros d’actifs).
Les meilleurs conseils restent professionnels
Pour autant, peu de différence entre les investisseurs "100 % digital", hybrides et traditionnels quant à leurs motivations initiales d’investissement. En grande majorité, le sentiment d’indépendance financière prévaut, suivi de près par le fait de se garantir une retraite plus confortable et d’obtenir de meilleurs retours qu’en laissant dormir son patrimoine.
Des motivations donc plutôt consensuelles, qui appellent aussi à recevoir des conseils financiers qualifiés. Avant d’investir une somme équivalente à un mois de salaire, les investisseurs non-digitaux se tournent en majorité vers un professionnel de la finance. Une réponse qui apparaît logique, mais qui ne diffère que peu du côté des adeptes du digital : en majorité, ils se tourneront tout de même vers leur banque au travers de leur site internet. Et ce loin devant les blogs financiers ou des médias sociaux.
Ce qui constitue une preuve de l’importance de la confiance lorsqu’il s’agit d’investir, et notamment au regard des engagements digitaux des sondés. De fait, 56 % d’entre eux estimant prendre de bonnes décisions en matière d’épargne ou d’investissement prévoient d’augmenter la proportion de leur portefeuille investi numériquement. Le chiffre retombe à 27 % du côté de ceux dont la confiance est moindre.
Moins d’aplomb et moins de cryptomonnaies
Le principe se retrouve d’ailleurs dans les différences des pratiques d’investissement entre genres. Les hommes sont plus nombreux à investir de manière digitale : à hauteur de 71 % d’après l’étude d’Amundi, contre 56 % du côté des femmes. Cela pourrait effectivement s’expliquer par une moindre confiance féminine. Seules 16 % d’entre elles sont entièrement sûres de prendre de bonnes décisions financières. Et près de 30 % des femmes indiquent par ailleurs se sentir mal informées financièrement.
En conséquence, elles se tournent aussi vers des placements bien moins risqués. Alors que 44 % des femmes investissent dans des dépôts à terme ou un livret d’épargne, seuls 35 % des hommes décident de choisir ce type de placements sûrs. À l’inverse, 36 % des hommes se tournent vers les cryptomonnaies – contre 20 % chez les femmes.
Un défi qui sera donc à relever pour les prestataires de services financiers, qui devront à ce titre ajuster leur communication. "Les messages devront s’attacher à apaiser les craintes de pertes, à changer les mentalités quant au "montant" qu’une personne doit gagner pour commencer à investir et à faire en sorte que le monde de l’investissement soit plus inclusif, tout en soulignant les avantages de l’inclusivité", pointe le rapport du gestionnaire d’actifs.
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