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Banques / CEO / Mouvements / Démission / Femmes

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Bientôt une femme à la tête de RBS ?

Le CEO de la banque britannique a annoncé sa démission après plus de cinq ans à transformer l’établissement. Alison Rose pourrait lui succéder en interne. Elle deviendrait la première femme CEO à la City, mais le board veut d’abord étudier ses options.
RBS - logo
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Le néo-zélandais Ross McEwan avait annoncé depuis longtemps qu’il ne resterait pas à la tête de Royal Bank of Scotland après 2020. L’annonce est désormais officielle : jeudi, le jour de l’assemblée générale de la banque, ce dernier a annoncé sa démission et commence donc un préavis d’un an. Nommé en 2013 alors que la banque britannique était frappée de plein fouet par la crise Lehman Brothers, ce dernier a su recentrer l’institution sur ses marchés domestiques au Royaume-Uni et en Irlande, et retrouver la voie des profits. Surtout, il a réussi à clore le chapitre difficile des démêlés judiciaires avec les autorités américaines sur ses obligations hypothécaires pendant la crise, ce qui a abouti à une amende plus faible que prévu à 4,9 milliards de dollars en mai dernier. “Son exécution réussie de la stratégie visant à repositionner la banque sur ses marchés cœur a permis de délivrer un des plus importants redressements de l’histoire corporate britannique", a salué Howard Davies, chairman de RBS.

Les regards se portent donc vers son successeur potentiel au poste de CEO. Et une fois n’est pas coutume, c’est une femme qui tient aujourd’hui la corde en interne : Alison Rose, responsable de la banque commerciale et privée chez RBS, qui a même été promue PDG déléguée en novembre dernier. Ce choix serait celui de la continuité pour la banque britannique, étant donné que la femme a passé toute sa carrière chez RBS et son prédécesseur, National Westminster Bank.

Cette nomination serait symbolique puisqu’elle serait la première femme à prendre la tête d’une banque dans l’histoire de la City. Elle semble aussi avoir toutes les compétences requises, l’expérience et une connaissance aiguë de l’établissement et selon les analystes, les actionnaires approuveraient largement ce choix. Et pourtant, le board ne semble pas encore décidé, loin de là. "Il n’y a pas de favori, c’est un process ouvert et nous venons de commencer", a déclaré le chairman, indiquant qu’il avait mandaté le cabinet de chasseur de têtes Spencer Stuart pour mener ces recherches.

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