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Morgan Stanley / Goldman Sachs

Morgan Stanley et Goldman Sachs s’illustrent à Wall Street / L’embellie de la banque d’investissement débute à peine

Tant Goldman Sachs que Morgan Stanley ont bénéficié d’une reprise marquée des activités de banque d’investissement au premier trimestre, que ce soit dans les opérations de dette ou de souscription d’actions, à mesure que les introductions en Bourse font leur retour. Une tendance qui pourrait bien s’amplifier au vu des commentaires de David Solomon et Ted Pick, les patrons des deux banques de Wall Street.
Ted Pick, le nouveau directeur général de Morgan Stanley
Ted Pick, le nouveau directeur général de Morgan Stanley

La saison des résultats bancaires aura été particulièrement fructueuse pour les deux banques d’investissement historiques de Wall Street, dont la bonne santé réjouit les investisseurs. Après Goldman Sachs lundi, dont le cours de Bourse a bondi de 2,9 % à contre-courant d’un S & P 500 en repli, Morgan Stanley s’est à son tour distinguée mardi, signant une hausse de 2,5 %, l’une des meilleures performances de l’indice large américain.

À la différence des quatre grandes banques généralistes, JPMorgan en tête, mais aussi Bank of America, Wells Fargo et Citigroup, qui ont livré des performances mitigées face à des revenus nets d’intérêts qui commencent à s’éroder, Goldman Sachs et Morgan Stanley profitent en effet d’une reprise sensible de leur cœur de métier.

Goldman Sachs a vu son bénéfice net grimper de 28 % au premier trimestre, s’élevant à 4,13 milliards de dollars, soit 11,58 dollars par action, nettement au-dessus du consensus des analystes qui tablait sur 8,73 dollars par action. Les revenus de la banque d’investissement et du trading, les moteurs traditionnels de Goldman, ont tous deux augmenté sur le trimestre, respectivement de 32 % à 2,08 milliards de dollars, et de 10 % à 7,6 milliards de dollars. Il est intéressant de noter que les premiers ont été tirés par une hausse des souscriptions de dette, principalement dans le financement à effet de levier, mais aussi d’une reprise de l’activité de conseil en fusions et acquisitions, et des souscriptions d’actions, avec le retour des introductions en Bourse (IPOs) et des offres secondaires.

Un signal de bon augure pour la suite. Car pour David Solomon, le directeur général de la banque, " il est clair que nous n’en sommes qu’aux premiers stades de la réouverture des marchés financiers". Et ce, alors que le dirigeant récolte déjà les fruits de sa stratégie de recentrage sur ses activités principales au service de Wall Street, en s’éloignant de son incursion malheureuse dans le crédit à la consommation, tout en se développant la gestion d’actifs et de patrimoine, dont les revenus ont grimpé de 18 %, à 3,79 milliards de dollars.

 

Baptême du feu pour Ted Pick

 

De son côté, pour son premier trimestre depuis l’arrivée de Ted Pick à sa tête le 1er janvier dernier, Morgan Stanley a également fait forte impression en dévoilant un bénéfice net de 3,4 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an, soit un bénéfice par action de 2,02 dollars, bien au-dessus de l’estimation moyenne de 1,65 dollar des analystes.

L’augmentation de 4 % de son produit net bancaire par rapport au premier trimestre 2024, à 15,14 milliards de dollars (contre 14,42 milliards de dollars anticipés par le consensus) a, là aussi, été tirée par celle des revenus de la banque d’investissement, en hausse de 16 % sur un an, à 1,45 milliard de dollars. Une performance liée à un rebond très significatif des commissions de souscription du fait d’un nombre record d’opérations de dette réalisées au cours du trimestre, et de l’accélération progressive des IPOs. Et ce, tandis que les activités de trading sont demeurées stables avec des revenus générés de 5,33 milliards de dollars, le pôle de gestion de patrimoine voyant les siens progresser de 5 % à 6,88 milliards de dollars.

Les commentaires de Ted Pick lors de la conférence téléphonique sur les résultats ont particulièrement retenu l’attention, le tout nouveau patron de la banque laissant entendre que les choses pourraient se débloquer encore bien davantage en termes de volume des activités en banque d’investissement. "Le pipeline s’accroît clairement… dans tous les secteurs", a confié Ted Pick à propos de la propension des entreprises à renouer avec des opérations fusions et acquisitions au ralenti depuis de nombreux mois.

Alors que l’immobilisme des conseils d’administration des entreprises en la matière dure depuis trois ou quatre ans, "cette situation n’est pas tenable", estime le dirigeant, qui s’attend désormais à ce qu’ils passent à l’action.

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