WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / résultats financiers / Résultats trimestriels

Entreprises / Actions
résultats financiers / Résultats trimestriels

Société Générale fait mieux qu’attendu / De quoi prendre (momentanément) la tête du CAC 40

Malgré un bénéfice net part du groupe en chute de 22 % au premier trimestre, le titre Société Générale a bondi en Bourse de près de 5 %, ce vendredi matin, se hissant en tête du CAC 40 en milieu de matinée. Il faut dire que les analystes s’attendaient à pire.
Société Générale (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Société Générale (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Société Générale a publié, ce vendredi, un bénéfice net part du groupe en forte baisse de 21,7 % sur un an au premier trimestre, à 680 millions d’euros, soit une rentabilité sur actifs nets tangibles (ROTE) de 4,1 %. Ce résultat intègre une remontée du coût du risque (27 points de base, soit 400 millions d’euros, dont une provision sur encours douteux de 499 millions d’euros comprenant le passage en défaut de plusieurs dossiers de place en France et s’inscrivant toutefois dans la fourchette de 25 à 30 points de base visée cette année), ainsi qu’une perte réalisée sur la cession de ses filiales au Maroc, déjà annoncée en avril dernier, de 84 millions d’euros. Le produit net bancaire (PNB) est quant à lui resté stable (-0,4 % sur un an) à 6,65 milliards d’euros, mais recule de 4,8 % à périmètre et change constants.

Des performances qui restent encore compliquées pour la Banque de la Défense mais qui sont néanmoins supérieures à celles attendues par le consensus d’analystes qui visait un résultat net de 463 millions d’euros et un PNB à 6,46 milliards d’euros. " Les résultats du premier trimestre sont supérieurs aux attentes, grâce à la bonne tenue de la BFI et de la banque de détail à l’international. Slawomir Krupa déclare que la banque exécute sa feuille de route afin de façonner un modèle plus synergique et plus efficace. Il souligne par ailleurs que la stabilisation des marges d’Ayvens est déjà amorcée dans un contexte de normalisation des prix des véhicules d’occasion ", constate Invest Securities. Suffisant donc pour que le titre prenne la tête du CAC 40 en milieu de matinée (+4,58 % à 11 heures).

La Banque de Détail en France continue pourtant de souffrir. La division, regroupant également la banque privée et les métiers d’assurance, a vu son bénéfice net part du groupe divisé par plus de quatre par rapport au même trimestre l’année dernière à 27 millions d’euros pour des revenus en baisse de 3,5 % sur un an à 2,01 milliards d’euros. La marge nette d’intérêt continue d’être affectée par les taux élevés, ainsi que la politique de couverture à court terme (impact de 300 millions) et par le transfert d’une partie des dépôts à vue vers de l’épargne financière et des dépôts rémunérés dont la proportion continue de croître.

La Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs essuie quant à elle un recul de 5,1 % de son PNB, à 2,6 milliards d’euros, "par rapport à un niveau historiquement haut au premier trimestre 2023 ", souligne Société Générale, malgré les bonnes performances des marchés Actions (+3,1 % à 870 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2023) et ceux des activités de Financement et Conseil (+3,5 % à 859 millions d’euros). Cependant, le bénéfice net de la division est en forte progression de 26,4 % sur un an, à 690 millions d’euros.

L’on notera aussi la division "Hors Pôles" qui enregistre un résultat net part du groupe de -309 millions d’euros, contre -275 millions d’euros un an plus tôt, du fait notamment de la réorganisation du siège en France ou de coûts relatifs à des "projets transversaux". Les frais de gestion de la banque sont néanmoins en baisse de 1,5 % sur un an.

Seuls les réseaux de Banque de Détail à l’International, de services de mobilité et de leasing (Ayvens), affichent un PNB en hausse de 3,9 % à 2,1 milliards d’euros, du fait principalement de la contribution de 417 millions d’euros de Leaseplan. Le résultat net de la division chute toutefois de près de 43 % à 272 millions d’euros.

Cette année, la banque toujours vise une croissance des revenus supérieure ou égale à 5%, un coefficient d'exploitation inférieur à 71%, un coût net du risque compris en 25 et 30 points de base, une rentabilité supérieure à 6% et un ratio de CET1 à environ 13%.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article