Macro-économie / Taux / Investissements / transition énergétique / photovoltaique
Macro-économie / Taux
Investissements / transition énergétique / photovoltaique
Le solaire et le photovoltaïque sont les bons élèves de la transition énergétique / L’Europe en voie de devenir un acteur de poids sur la question des batteries
" Les décideurs politiques ont une énorme opportunité de concevoir des stratégies industrielles avec des transitions d’énergie propre au cœur. " Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), est loin d’inciter les gouvernements à se reposer sur leurs lauriers. Pourtant, un des derniers rapports publiés par l’institution est élogieux envers les efforts déployés sur deux technologies clés de la transition énergétique.
D’une part les équipes de l’AIE notent que "la capacité mondiale de fabrication de photovoltaïque solaire aujourd’hui répond déjà à ce qui est nécessaire cette décennie sur une voie net zéro" et d’autre part les batteries sont proches d’atteindre ce point de bascule. Il faut dire que l’investissement a été conséquent sur ces deux points avec des "dépenses pour la fabrication de photovoltaïques solaires [qui] ont plus que doublé l’année dernière, tandis que les investissements dans la fabrication de batteries ont augmenté d’environ 60 %."
Autre bonne nouvelle, de nombreux investissements devraient produire des effets tangibles très prochainement avec pas moins de "40 % des investissements dans la fabrication d’énergie propre en 2023 [qui] se sont produits dans des installations qui doivent être mises en ligne en 2024." Pour les initiatives touchant aux batteries, cette part est annoncée proche des 70 %.
Souveraineté
Un point est également fait sur la répartition géographique des investissements et donc de la production d’énergie propre. La mainmise de la Chine est reconnue sur plusieurs secteurs clés avec par exemple "plus de 80 % de la capacité mondiale de fabrication de modules solaires photovoltaïques" abritée sur son sol. Une lueur d’espoir est permise cependant concernant la fabrication de piles de batterie, un élément sur lequel "si tous les projets annoncés sont réalisés, l’Europe et les États-Unis pourraient chacun atteindre environ 15 % de la capacité installée mondiale d’ici 2030 ". Ce qui n’est pas une mince affaire, lorsque l’on sait la difficulté qu’à l’Europe à trouver des financements pour les investissements requis.
Concurrencer l’Empire du milieu coûte cher néanmoins, ce dernier est considéré par l’AIE comme "le producteur le moins coûteux de toutes les technologies d’énergie propre". Ce qui implique que tant les installations de fabrication photovoltaïque, que de batteries ou encore d’éoliens et d’énergie solaire sont "généralement 20 à 30 % plus chères à construire en Inde qu’en Chine, et 70 % à 130 % de plus aux États-Unis et en Europe ". Les équipes de Fatih Birol laissent la porte ouverte à une réduction de cet écart et estiment que " la grande majorité des coûts de production totaux de ces technologies (70 % à 98 %) proviennent des coûts opérationnels, qui comprennent des intrants tels que l’énergie, la main-d’œuvre et les matériaux" ce qui impliquerait qu’ils ne soient pas gravés dans le marbre et que les politiques économiques soient à même de les modifier.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

