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Publicis / Maurice Lévy

Arthur Sadoun, nouveau PDG de Publicis / Maurice Levy devient président d’honneur

L’assemblée générale des actionnaires de Publicis qui se tenait mercredi a très largement approuvé le changement de statut de l’entreprise. Le groupe publicitaire redevient une société anonyme à conseil d’administration, avec Arthur Sadoun comme président-directeur général.
Maurice Levy est le nouveau président d'honneur de Publicis, Arthur Sadoun devient président-directeur général
Maurice Levy est le nouveau président d'honneur de Publicis, Arthur Sadoun devient président-directeur général

Tout change mais rien ne change. L’assemblée générale de Publicis qui se tenait mercredi a entériné le passage à un nouveau chapitre de la gouvernance du groupe publicitaire. Les actionnaires ont approuvé à une large majorité (de 95 %) le retour au statut de société à conseil d’administration "que nous avons connu pendant une soixantaine d’années", a rappelé Maurice Levy, le patriarche. Entré dans le groupe en 1971, président du directoire pendant 30 ans, de 1987 à 2017, puis président du conseil de surveillance, celui-ci va prendre du recul en tant que président d’honneur. "C’est sympathique et j’en suis reconnaissant", a-t-il déclaré.

C’est désormais à Arthur Sadoun, et à lui seul, qu’incombe désormais la tâche de présider, en tant que président-directeur général, aux destinées de l’entreprise. Sachant qu’il en avait déjà pris les commandes opérationnelles, avec brio, en devenant président du directoire en 2017. "Depuis qu’il a accédé à la présidence du directoire en 2017, il a pu prouver son talent, son énergie et sa capacité de porter le groupe très haut", a salué Maurice Levy.

La transition et la succession s’avèrent donc d’ores et déjà réussies, constituent même "un modèle du genre", dont le secret est "une alchimie des personnalités, des qualités et des talents respectifs. Le tout cimenté par une relation très forte", a poursuivi le nouveau président d’honneur de Publicis. Cette alchimie "rare et fragile" ne s’arrêtera pas pour autant. "J’apporterai aussi tout mon soutien à Arthur", dans "une forme de continuité du tandem, qui se poursuivra autant que nécessaire, mais d’une façon différente", a-t-il ajouté. Non sans prendre soin de rassurer quant aux risques de concentrations des pouvoirs.

Certains proxy advisors ont en effet de quoi trouver à redire à cette nouvelle forme de gouvernance, qui va, il est vrai, à l’encontre de la tendance de séparation des pouvoirs entre président et directeur général, à l’œuvre au sein du CAC 40. Pour s’en prémunir, le groupe s’est donc doté d’une double protection. Avec d’un côté, une vice-présidente en la personne d’Elisabeth Badinter, la fille du fondateur du groupe Marcel Bleustein-Blanchet, qui était jusqu’à présent la vice-présidente du conseil de surveillance. D’autre part, le groupe a créé une nouvelle fonction d’administrateur référent qui sera assumée par André Kudelski, dont les missions seront de veiller, avec et au sein du conseil d’administration, au bon équilibre de ses pouvoirs.

Au-delà de ce changement de statut, Arthur Sadoun a de son côté logiquement profité de l’évènement pour rappeler que l’année 2023 avait été record pour Publicis, que ce soit en termes de croissance, de marge opérationnelle ou de new business. "Nos activités dans la data et dans les médias, combinées, nous permettent d’avoir une croissance à deux chiffres dans le métier de la personnalisation à grande échelle, qui explose au niveau international", a rappelé Arthur Sadoun. Et si Publicis a fini l’année 2023 en tête des classements de new business, comme depuis cinq ans, "c’est encore grâce à notre capacité à connecter la data, les médias, la création et la technologie", a-t-il ajouté.

Pour 2024, alors que le groupe table sur une croissance organique comprise entre 4 et 5 %, "le 5 % est à portée de main" estime Arthur Sadoun. Et le dirigeant de souligner devant les actionnaires que l’année en cours sera aussi celle où "l’intelligence artificielle sera mise au cœur de notre modèle". L’IA "peut nous aider dans des domaines très précis, à commencer par les contenus personnalisés à grande échelle, notre capacité à apporter du contenu aux clients ou aux consommateurs de manière très individualisée", a-t-il souligné. Le groupe a prévu d’investir 300 millions d’euros au cours des trois prochaines années, dont 100 millions d’euros en 2024, pour devenir un véritable "Système Intelligent" reliant toutes ses données propriétaires.

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