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péninsule ibérique; risque pays; Europe

Macro-économie / Taux / Portugal / Espagne / Coface

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Portugal / Espagne / Coface

La péninsule ibérique tire son épingle du jeu européen / Le Portugal et l'Espagne viennent de voir leur risque pays être reclassé par Coface

Un savant mélange de conjoncture favorable, de réformes structurelles et de fonds européens laisse augurer le meilleur pour les deux nations. Deux États qui ont vu leur risque pays être amélioré par l’expert en assurance-crédit internationale pour entreprises.
Drapeau du Portugal et de l'Espagne. CESAR MANSO / AFP
Drapeau du Portugal et de l'Espagne. CESAR MANSO / AFP

Les Pyrénées ne sont peut-être plus la seule frontière entre la France et la péninsule ibérique. À quelques heures d’une possible procédure pour déficit excessif par la Commission Européenne à l’encontre de la France, voilà que la santé économique de Madrid et Lisbonne est saluée par Coface. Rares sont les pays d’Europe où le risque d’impayés des entreprises est aussi faible. Seuls la Norvège, la Suisse et le Danemark sont mieux notés, la France et l’Allemagne sont désormais un cran en dessous de l’Espagne et du Portugal sur la question.

Un relèvement du risque pays de A3 (risque d’impayés des entreprises considéré comme satisfaisant) à A2 (peu élevé), qui s’explique notamment par un flux de fonds européens qui devrait irriguer l’économie des deux pays dans les prochains mois.

Le dernier baromètre risques pays et sectoriels en date, publié ce mardi, rapporte que "la mise en œuvre des fonds NGEU (NextGenerationEU, programme de relance européen lancé en 2020 ndlr) atteint sa vitesse de croisière et devrait désormais représenter au moins 2 % du PIB de l’Espagne par an jusqu’en 2026". Même son de cloche côté portugais, où l’apport de ces flux sera encore plus important puisque "l’activité sera soutenue par des fonds européens massifs (plus de 5 % du PIB à recevoir au total en 2024-2026) ".

 

Fondamentaux


Les similitudes ne s’arrêtent pas là entre les deux pays, qui enregistrent chacun une croissance de 0,7 % lors du premier trimestre 2024. La croissance hispanique est attendue comme supérieure à celle de la zone euro pour l’année 2024. Les deux économies bénéficient notamment du tourisme, ce dernier étant qualifié de "dynamique" en Espagne, par les équipes de Coface, ces dernières parlant "de bons chiffres pour le premier trimestre 2024 (arrivées internationales supérieures de 8 % aux niveaux prépandémiques) ". Même situation pour son voisin où les arrivées internationales sont avancées comme étant "supérieures de 25 % à leur niveau prépandémique en février et mars 2024 ".

La consommation privée porte également Coface à être optimiste, puisqu’en Espagne les ménages continuent "de soutenir la croissance grâce à la résistance de leur pouvoir d’achat, les pressions inflationnistes s’atténuant et les salaires continuant d’augmenter" et qu’au Portugal une "augmentation du revenu disponible des ménages" est constatée. Petite ombre au tableau, l’investissement privé est en train de ralentir dans le pays dirigé par Marcelo Rebelo de Sousa.

 

Lauriers énergétiques

 

Une spécificité espagnole est également soulignée de nouveau ; après avoir vu son risque sectoriel sur l’énergie être reclassé le trimestre dernier, voilà que le pays est mis en avant pour les gains de compétitivité qu’il a su générer grâce à la diminution des prix sur ce secteur.

Les nuages noirs semblent d’ailleurs s’éloigner du continent européen sur cette problématique. Après l’Allemagne et la Roumanie qui ont vu leur risque diminuer en début d’année c’est cette fois trois autres reclassements qui ont été actés par Coface. Ils concernent la France, les Pays-Bas et la Suisse, qui sont passés en risque faible.

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