Banques / Société Générale / Ageras / FinTech / néobanque
Banques
Société Générale / Ageras / FinTech / néobanque
Société Générale accélère la mise en œuvre de son plan d’économies / Le groupe se sépare de sa néobanque professionnelle Shine
La rumeur courait depuis plusieurs mois. C’est désormais officiel. Société Générale vient d’annoncer avoir conclu un accord exclusif avec Ageras (fournisseur danois de logiciels de comptabilité, de services financiers et d’outils de gestion administrative, 31,7 millions d’euros de revenus déclaré en 2023) en vue de la cession de sa néobanque dédiée aux entrepreneurs et indépendants, Shine.
Si le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, Ageras a fait savoir, dans un communiqué distinct, qu’il s’agirait, à date, de son acquisition la plus importante et la plus significative. Nourrissant de grandes ambitions en Europe, et notamment en France, elle lui permettrait ainsi de couvrir l’ensemble de la chaîne de la valeur au service des PME (de la création d’entreprise à la facturation, en passant par la comptabilité et les services d’un compte professionnel au quotidien). "Avec plus de 200 000 clients en France, Ageras pourrait, par ce positionnement, offrir une solution complète de premier plan aux 4,2 milliards de petites entreprises que compte le pays", revendique le danois. Dans le détail, Ageras reprendrait l’ensemble des activités de Shine ainsi que l’ensemble des collaborateurs de cette filiale. La finalisation du projet est attendue par les deux parties au premier semestre 2025.
Aujourd’hui, l’on explique du côté de la banque que cette nouvelle opération va lui permettre de se recentrer sur SG, sa nouvelle marque unique de banque de détail en France après la fusion avec Crédit du Nord et qui sera chargée désormais de proposer des offres aux clients professionnels du groupe.
Pour mémoire, l’établissement dirigé par Slawomir Krupa avait mis la main sur Shine en 2020, trois ans seulement après sa création par deux serials entrepreneurs, Raphaël Simon et Nicolas Reboud. Une acquisition estimée à l’époque à 100 millions d’euros dans un contexte où le marché bancaire français avait vu l’arrivée de nombreux nouveaux pure-players, tels que Qonto, lui, qui ne cesse de séduire.
Société Générale, dont la banque en ligne BoursoBank (ex-Boursorama) est numéro un français du secteur, n’est cependant pas la première banque à se désengager de ce type d’activité. En décembre dernier, La Banque Postale décidait d’arrêter les frais pour sa banque mobile, Ma French Bank, cinq ans seulement après son lancement, le modèle n’ayant pas su se montrer rentable et attirer le nombre de clients escompté.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

