Fintech / FinTech / néobanque / N26 / Société Générale / Boursorama / BNP Paribas / nickel / liban / Iban
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N26 lance un IBAN français pour devenir la première banque en ligne tricolore / Une place pour l'instant occupée par les acteurs traditionnels
Des moyens pour accompagner une ambition : alors que la fintech allemande N26 souhaite devenir le leader de la banque en ligne sur le marché français à horizon 2025, elle a annoncé cette semaine lancer un IBAN tricolore. Disponible pour les nouveaux clients, la migration des clients actuels (au nombre de 2,5 millions) vers un identifiant de compte français s’opérera dans les prochaines semaines.
De quoi, espère la néobanque, accélérer l’adoption de N26 comme banque principale. En effet, "l’IBAN local était la première demande des clients et futurs clients N26. C’est un argument de poids pour recruter des clients face aux réalités du quotidien et aux problèmes de discrimination à l’IBAN [comme les prélèvements des fournisseurs d’énergie ou d’opérateurs télécoms qui peuvent refuser les IBAN d’un autre pays que le leurs, ndlr]", a ainsi précisé la banque numérique à l’occasion de l’annonce.
Cette "barrière symbolique" devrait ainsi permettre à l’entreprise berlinoise d’accélérer dans son chemin vers la rentabilité grâce au développement de ses revenus d’activité. La société a par exemple précisé qu’en Espagne ou en Italie, les lancements des IBAN locaux lui avaient permis de doubler le niveau des dépôts dans les deux années qui ont suivi leur lancement.
Entre l’IBAN français, de nouveaux produits dont les sorties seront accélérées par celui-ci et le fait que de plus en plus de clients choisissent son offre payante, N26 affiche donc clairement son ambition : devenir le compte principal d’une majorité de ses clients français à l’avenir et ainsi prendre la première place de banque en ligne dans l’Hexagone.
La Société Générale en cheffe de file
Une place pour l’instant occupée par une tenante du titre qui peut s’appuyer sur un soutien de taille : Boursorama, banque numérique de la Société Générale. Celle-ci compte quant à elle près de 5 millions de clients, en a par ailleurs de plus conquis près de 300 000 au cours du premier trimestre de 2023 et a, par la même occasion, atteint le seuil de rentabilité sur la période.
Il y a Nickel également, adossée à BNP Paribas. Ce service qui offre aux utilisateurs d’ouvrir un compte directement chez un buraliste, non associé à une banque et permettant de payer par carte, de retirer de l’argent dans un distributeur ou encore d’effectuer et de recevoir des paiements. Il comptait quant à lui 3 millions de clients à la fin de l’année 2022.
Si au total, N26 compte plus de huit millions d’utilisateurs au travers des différents marchés européens sur lesquels elle est installée, la fintech devra pour néanmoins, pour rafler le titre de première banque numérique française, faire face à des concurrents qui peuvent donc s’appuyer sur des financements solides pour développer leurs activités.
Et devra, quant à elle, faire face à un marché des levées de fonds qui reste en berne depuis la fin de l’année 2022 pour l’écosystème Tech. La société allemande reste toutefois forte de près de 2 milliards de dollars levés depuis ses débuts.
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