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Macro-économie / Taux / Intelligence artificielle / France / DG Trésor

Macro-économie / Taux
Intelligence artificielle / France / DG Trésor

Les effets économiques de l’IA continuent à interroger / La productivité semble devoir être bouleversée de façon hétérogène

Mois après mois le lot d’incertitudes concernant les conséquences de l’intelligence artificielle ne diminue pas. Une différence majeure avec les révolutions technologiques passées émerge néanmoins, les professions qualifiées seraient cette fois les plus touchées par le phénomène.
Intelligence artificielle. JULIEN DE ROSA / AFP
Intelligence artificielle. JULIEN DE ROSA / AFP

Les cols blancs seront-ils les principaux perdants de l’intelligence artificielle ? La question est ouverte dans le dernier Trésor-Éco, publié par la Direction Générale du Trésor, où il est abordé le sujet des premières estimations empiriques sur les tâches et métiers touchés par l’intelligence Artificielle. Cette dernière est vue comme concernant "davantage les professions qualifiées, du fait de sa capacité à prendre en charge des tâches abstraites et non-routinières", là où "les vagues précédentes de mécanisation et d’informatisation avaient respectivement concerné les emplois non qualifiés et les professions intermédiaires ".

 

Structures

 

Un constat qui en appelle un autre, la possibilité que l’outil de formation hexagonal ne soit pas adapté à ce puissant changement. Les auteurs estiment qu’il faut agir en conséquence et renforcer "les formations en sciences dans l’enseignement primaire et secondaire et en IA dans l’enseignement supérieur, à cibler la formation continue sur les métiers en transformation ". La conduite d’une politique de concurrence adaptée leur semble nécessaire, pour supprimer la majeure partie des freins à la diffusion de l’IA.

Concernant les professions qualifiées, il est fait une distinction et ce sont davantage les " effectifs dans les professions axées sur l’écriture et la programmation, [qui] sont plus exposées au risque de remplacement par les modèles génératifs". La publication mentionne également que ce sont "les travailleurs plus âgés [qui] ont plus tendance à être mentionnés par les employeurs comme pouvant être défavorablement concernés par le développement de l’IA". De l’autre côté du spectre ce seraient l’industrie manufacturière et l’agriculture qui présentent l’exposition la plus faible des secteurs d’activité.

 

Trop tôt

 

Concernant les effets macroéconomiques, les auteurs ne se risquent pas à distinguer d’effet empirique sur la croissance, tout juste concèdent-ils que les "premières études microéconomiques suggèrent des effets positifs significatifs de certaines applications spécifiques de l’IA sur la productivité individuelle des travailleurs". Il s’agit essentiellement d’effets de rattrapage émanant des travailleurs les moins productifs.

La tâche est plus complexe concernant la productivité des entreprises, pour ces dernières l’IA jouerait un rôle plutôt modeste actuellement. Une des pistes avancées est celle "d’une adoption encore limitée et inégale au sein des entreprises, plus forte pour les grandes entreprises et celles du numérique". Il est également noté la possibilité que "les bénéfices liés à l’IA n’excéderaient pas encore les coûts initiaux liés à son adoption".

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