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Figeac Aéro
Mission accomplie pour Figeac Aéro / Les difficultés de Boeing et d'Airbus ne remettent pas ses prévisions en cause
Atterrissage réussi. Figeac Aéro a atteint ou dépassé l’ensemble des objectifs qu’il s’était fixé pour l’exercice 2023/2024, clos le 31 mars dernier. De fait, les indicateurs financiers de l'équipementier aéronautique sont au beau fixe. Ses revenus ont grimpé de 19,3 % en variation organique sur un an, à 397,2 millions d’euros. Une accélération de l’activité qui se doit essentiellement à la hausse des cadences de production dans l’aéronautique civile, a expliqué le groupe présidé et dirigé par Jean-Claude Maillard à l’occasion de la publication.
Cette nette croissance des ventes, associée à une structure de coûts maîtrisée, aura permis à l’Ebitda courant de grimper bien plus rapidement que le chiffre d’affaires (de près de 30 %). La marge correspondante s’est établie à 13,2 % du chiffre d’affaires, soit une hausse de 140 points de base sur un an. Et si le résultat net, part du groupe, reste toujours dans le rouge à hauteur de 12,2 millions d’euros, il s’est néanmoins apprécié de près de 6 millions d’euros au fil de l’exercice écoulé.
Des free cash flows multipliés par cinq
La performance opérationnelle de Figeac Aéro lui a surtout permis de dégager une capacité d’autofinancement de 42,1 millions d’euros. Cela représente un bond de 84,8 % sur un an. Au total, les flux de trésorerie disponibles du groupe issu de la région toulousaine ont été multipliés par près de cinq, à 24,1 millions d’euros tandis que la dette nette s’est stabilisée. De quoi s’aligner sur les grands axes stratégiques présentés par le groupe au mois de janvier, dans le cadre de sa feuille de route à l’horizon 2028, "Pilot 28".
Mais aussi de confirmer ses objectifs financiers pour l’exercice à 2024/2025, à savoir un chiffre d’affaires de 420 à 440 millions d’euros, un Ebitda courant de 68 à 73 millions d’euros et un flux de trésorerie disponible de 20 à 28 millions d’euros. Il faut dire que le groupe bénéficie aussi d’une certaine visibilité : son carnet de commandes est bien rempli – à 3,9 milliards d’euros à fin avril 2024 -, grâce notamment au succès commercial de l’Airbus A350. De nouvelles affaires en cours de négociations devraient lui permettre de dépasser la barre des 4 milliards d’euros sous peu.
Reste que si le carnet de commandes du groupe est fourni, l’avenir de ses livraisons est aussi dépendant de celles de ses clients. Et en l’occurrence, certains d’entre eux sont en difficulté. En témoigne la période de turbulences rencontrée par Boeing depuis le début de l’année, en raison du grave accident du 737 Max d’Alaska Airlines. De ce fait, le constructeur aéronautique et aérospatial américain a enregistré une baisse significative de ses livraisons de B737 Max depuis janvier. La cadence de 38 monocouloirs par mois devrait être retrouvée à la fin de l’année 2024. Cela impliquera un impact sur Figeac Aéro à court terme, a admis le groupe. La reprise estimée en 2025.
Le programme phare épargné
En témoigne également l’avertissement sur les résultats fait par Airbus cette semaine. L’avionneur a en effet annoncé un ajustement de ses cadences de livraisons et révisé ses objectifs de production à la baisse, en raison de tensions sur sa chaîne d'approvisionnement, notamment au niveau des moteurs. Mais elles portent essentiellement sur la gamme A320, tandis que le programme phare du groupe toulousain concerne l’A350. Celui-ci ne devrait donc pas être trop pénalisé. "En termes de perspectives, les guidances du groupe pour le court terme, résolument prudentes, ont tout lieu d’être maintenues", commente le cabinet TP Icap Midcap.
"À très court terme, le groupe reste particulièrement attentif d’une part, à la situation du B737 MAX et du LEAP-1B, et d’autre part, à l’impact de la légère baisse des prévisions d’Airbus sur l’A320neo. Ces deux éléments marquent ce début d’exercice sans pour autant remettre en cause la croissance attendue sur l’ensemble de l’exercice 2024/25", estime pour sa part Figeac Aéro. À la Bourse de Paris, les opérateurs de marché ne semblent d’ailleurs pas trop s’en inquiéter. En hausse de 3,4 % dès l’ouverture de la séance, le titre de l’équipementier gagne même plus de 5 % cet après-midi.
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