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Publications, Résultats / Figeac Aéro / Aéronautique / Jean-Claude Maillard / Airbus / Safran

Publications, Résultats
Figeac Aéro / Aéronautique / Jean-Claude Maillard / Airbus / Safran

Des objectifs atteints chez Figeac Aéro / Un beau carnet de commandes et la priorité à la génération de cash

Le sous-traitant aéronautique a vu son activité rebondir au titre de l’exercice 2022-2023, après avoir été durement frappé par la pandémie du Covid-19. En restant concentré sur son plan stratégique, le groupe se fixe des ambitions d’augmentation de ses free cash-flows afin de se désendetter et d’être mieux préparé face aux prochaines crises.
Jean-Claude Maillard (Photo by PATRICK KOVARIK / AFP)
Jean-Claude Maillard (Photo by PATRICK KOVARIK / AFP)

"Nous retrouvons des couleurs". À l’occasion de la présentation des résultats de l’exercice 2022-2023 (clos fin mars) de Figeac Aéro, son président-directeur général (P.-D.G.) Jean-Claude Maillard s’est félicité que l’équipementier aéronautique ait atteint ses objectifs annuels. En ayant facturé 341,6 millions d’euros sur douze mois, le groupe originaire de la région toulousaine a ainsi enregistré une croissance de 21,2 % (et de 14 % en organique).

Une appréciation de l’activité qui a, entre autres, été soutenue par le retour de la circulation aérienne à la fin de la crise sanitaire. Résultat : les compagnies aériennes commandent de nouveaux avions et les clients de Figeac Aéro – à l’instar d’Airbus ou de Safran – commandent de nouvelles pièces de structure ou de moteurs au groupe. Et la dynamique est enclenchée : à la fin du mois de juin, au total et depuis le début de l'année 2023, le groupe a par exemple recensé 740 commandes de compagnies aériennes pour des A320. "Nous avons 3,4 milliards d’euros de contrats à fin mars 2023. En les comparant à notre chiffre d’affaires, nous avons huit années de carnet de commandes", a souligné le P.-D.G.

Les clients du groupe ont, par ailleurs, été enclins au fil de l’exercice à supporter la répercussion de la hausse des prix. En ce qui concerne l’inflation des matières premières ou celle de l’énergie, du moins. "Nous avons répercuté, cela n’a donc pas pénalisé nos marges", a indiqué le P.-D.G. Il reste cependant l’inflation salariale, à laquelle le groupe a aussi dû faire faire face. Et alors que le secteur de l’industrie rencontre des pénuries de main-d’œuvre, le groupe a, de plus, dû mettre en place des moyens afin de rester attractif. Figeac Aéro a par exemple réinstauré un treizième mois de salaire pour ses employés et a également augmenté leurs rémunérations.

 

Plus de rentabilité opérationnelle

 

"Cela a effectivement affecté notre excédent brut d’exploitation (Ebitda)", a précisé le directeur administratif et financier du sous-traitant aéronautique, Joël Malleviale. Celui-ci s’affiche tout de même en progression sur un an. L’Ebitda courant a ainsi atteint un peu plus de 40 millions d’euros au titre de l’exercice 2022-2023, en hausse de près de 25 % sur un an, sa marge progressant quant à elle de 30 points de base, à 11,8 %.

Une hausse qui s’explique notamment par une bonne maîtrise des coûts et par les effets du plan stratégique "Route 25", explique la société. Et entre l’amélioration des performances opérationnelles, la hausse des cadences de production ou encore la plus-value réalisée grâce à la réorganisation des activités mexicaines de Figeac Aéro, le groupe a ainsi réduit de 58,1 % la perte nette, part du groupe, sur l’ensemble de l’exercice.

L’exercice écoulé aura aussi été l’occasion pour la société de procéder à une opération de restructuration financière : les termes des dettes bancaires ont été réaménagés, de nouveaux financements et un renforcement des fonds propres ont été opérés. Ce qui se traduit également par une appréciation de la génération de trésorerie du groupe. A fin mars 2023, la capacité d’autofinancement s’élevait ainsi à 22,8 millions d’euros (en hausse de 24,6 % sur un an).

 

Jamais plus de dix ans

 

Au total, les free cash-flows ressortent positifs à hauteur de 5,4 millions d’euros. "Le cash-flow aurait pu être plus élevé si nous n’avions pas eu de difficultés pour s’approvisionner ou pour trouver du personnel. La priorité ira à la génération de trésorerie pour pouvoir avoir une dette la plus faible possible. La bonne conjoncture ne dure jamais plus de dix ans dans le secteur aéronautique, il faut donc que nous arrivions équipés à la prochaine crise même si le secteur se porte bien pour l’instant", a ainsi avancé Jean-Claude Maillard.

Quoi qu’il en soit, les objectifs auront donc été atteints sur l’exercice, en matière de chiffre d’affaires, d’Ebitda ou de free cash-flows. "Nous mettons tout en œuvre pour ne pas commettre à nouveau les erreurs du passé. Nos objectifs ont parfois été trop ambitieux et le fait de ne pas les atteindre a pu égratigner la confiance", a admis le P.-D.G.

Mais le groupe reste confiant dans sa stratégie, orientée sur le renforcement de sa rentabilité et sur sa capacité à dégager de la trésorerie. L’exercice passé aura par exemple été témoin de la montée en charge de son outil industriel (avec un taux d’utilisation de 70 %, contre 55 % auparavant), de l’amélioration des schémas industriels ou encore du déploiement de son nouveau logiciel de gestion.

En s’attachant à la montée en charge de l’outil industriel, à l’optimisation des activités et à la discipline financière, Figeac Aéro envisage ainsi de générer des cash-flows entre 16 millions et 20 millions d’euros au terme du prochain exercice. Le chiffre d’affaires devrait quant à lui être compris entre 375 et 390 millions d’euros, tandis que l’Ebitda courant devrait s’inscrire dans une fourchette allant de 48 millions à 53 millions d’euros.

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