Publications, Résultats / Figeac Aéro / Aéronautique / Jean-Claude Maillard
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Figeac Aéro / Aéronautique / Jean-Claude Maillard
Figeac Aéro se fait remarquer à la Bourse de Paris / Activité au beau fixe et visibilité certaine gagnent le match contre quelques éléments exceptionnels
Carton plein, ce mercredi, pour Figeac Aéro à la Bourse de Paris. Le sous-traitant aéronautique a publié hier, après la clôture des marchés parisiens, la première copie semestrielle de son exercice décalé 2023-2024. Résultat : le titre s’est affiché dans le vert tout au long de la séance, grimpant jusqu’à près de 6 % en fin d’après-midi.
Le chiffre d’affaires s’est apprécié de près de 25 % en croissance organique sur un an au titre des six premiers mois de son exercice (à fin septembre, donc), à 181,2 millions d’euros, tandis que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) courant a grimpé de 33,3 % pour atteindre 19,9 millions d’euros. Une performance "correcte", a commenté son président-directeur général (P.-D.G.) Jean-Claude Maillard à l’occasion d’une conférence de presse, gardant toujours son niveau d’activité d’avant-Covid en ligne de mire. "Légèrement inférieur [e] à nos attentes", a de son côté remarqué le cabinet Oddo BHF.
Et pourtant, si les investisseurs ont choisi de réserver un accueil chaleureux aux résultats de groupe issu de la région toulousaine, c’est parce que les quelques éléments exceptionnels qui ont pénalisé ses résultats ne masquent pas une amélioration certaine de la performance sous-jacente. Déjà, la progression du chiffre d’affaires a été portée par la poursuite de l’augmentation des cadences de production dans l’aéronautique civil, reflet d’un retour à une conjoncture favorable pour le secteur aéronautique. Le semestre a notamment été marqué par la signature de nouveaux contrats, pour un montant de 170 millions d’euros avec Safran.
Ensuite, la rentabilité du groupe a été pénalisée par deux éléments exceptionnels. D’une part, Figeac Aéro a cédé son site mexicain d’Hermosillo à Latécoère en 2022 et a enregistré une charge de 4,3 millions d’euros sur le semestre en raison de conditions contractuelles défavorables. D’autre part, une partie de l’inflation n’a pas été répercutée sur ses clients. Du côté de la cession, l’impact devrait se situer entre 5,5 millions et 6 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice, a estimé Joel Malleviale, le directeur financier du groupe. "La majorité est donc déjà actée dans nos comptes", a-t-il ajouté. Cet évènement exceptionnel retranché, l’Ebitda courant ressortirait "donc 5,7 % au-delà de nos attentes", pointe Oddo BHF.
Les flux de trésorerie disponible ont quant à eux atteint 9,3 millions d’euros, soit une hausse de 11,5 millions d’euros enregistrée par rapport au premier semestre de l’exercice 2022-2023, tandis que la dette nette du groupe s’est stabilisée à 287,3 millions d’euros.
Autant de facteurs qui auront permis au groupe de confirmer ses objectifs annuels et de contenter ses investisseurs. Le chiffre d’affaires de l’exercice 2023-2024 devrait se situer entre 375 et 390 millions d’euros, l’Ebitda courant entre 48 et 53 millions d’euros et les flux de trésorerie disponible entre 16 et 20 millions d’euros.
Il faut dire que le groupe peut aussi s’appuyer sur un carnet de commandes plus que fourni : avec 3,7 milliards d’euros enregistrés en son sein à fin septembre 2023, il lui offre une visibilité à plus de dix ans. "Nous sommes complètement sereins", a souligné le P.-D.G. De quoi, en effet, dégager l’horizon du groupe, d’autant qu’il sera de plus porté par la dynamique du secteur aérien. Un contexte qui lui permet aussi d’être d’ores et déjà tourné sur l’avenir : en janvier prochain, Figeac Aéro présentera son nouveau plan stratégique à horizon 2028, "Pilot 2028".
Et ses axes directeurs sont déjà bien identifiés. Il s’agira ainsi de gagner des parts de marché sur l’aéronautique civil et de se déployer sur d’autres segments pour capter de nouvelles opportunités de croissance, d’accélérer le désendettement grâce à la génération de trésorerie et autres opérations d’optimisation du modèle d’affaires et, enfin, de participer à la décarbonation du secteur de l’aviation. "Nous étions le 1er sous-traitant européen avant la crise sanitaire, nous allons retrouver cette position de leader", a assuré Jean-Claude Maillard.
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